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de leurs positions tant entr’elles q u’à l’égard des grands cerclesdu monde. On ne soupçonnoit seulement pas que des phéno-mènes d u lever &c du coucher des astres fussent disse rens dansd’autres pays. Les voyages instruisirent les esprits attentifs. Dèsqu’on eut reconnu que ces phénomènes nétoient pas partoutles mêmes, on en chercha la cause générale. Les Grecs cons-truisirent à Alexandrie de grandes armilles d’airain, composées,comme nous l’avons décrit (u), a un équateur & des deux co-lores , mobiles fur deux pôles , fous un méridien fixe &c per-pendiculaire à l’horison. Chacun de ces cercles étoit une armille;^assemblage fut nommé sphere : c’est de là que nous avons prisle mot de sphere armillaire. Ces Grecs avoient puisé dansl’école de Platon l’esprit géométrique, & la méthode de résou-dre les questions difficiles, en les considérant dans les cas extrê-mes : ils placerent leur sphere dans une position verticale. Lepôle étoit au zénith, Téquateur dans Thorizôn. Alors les étoilesqui font au-dessus de Téquateur ne se couchent point, cellesqui font au-dessous, ne se levent jamais; le soleil six moisau - dessus , & six mois au - dessous , ne fait dans le coursde l’année, qu’un jour & qu’une nuit ; tous les astres , dansla révolution diurne, décrivent des cercles parallèles à Tho-rizon. Voilà les phénomènes du pôle ou la sphere est parallèle.Ils examinerent le cas opposé ; c’est celui où T équateur per-pendiculaire passe par le zénith, où les deux pôles font dansf horizon. Alors ce cercle coupe Téquateur & tous les parallèlesdiurnes en deux parties égales ; une moitié du ciel succédésans cesse à T autre ; le soleil fait les jours égaux aux nuitsperidant toute Tannée. Ce font les phénomènes qui ont lieufous Téquateur où la sphere est droite. Dans tous les cas inter-
(s) Astronomie ancienne, Liy.If,