DE GASTRONOMIE MODERNE. 107comme un monument utile autant qu’honorable à l’astronomie& à Hypparque. Ptolémée, pour prouver que les distances SCles configurations respectives des étoiles n’avoient pas changé,demande que l’on compare ses propres déterminations a cet an-cien globe (a). Hypparque porta cette idée plus loin, òC conçut queles constellations pouvoient être projetées fur un plan {b) : ilpensa que le ciel pouvoit y être représenté, comme la terreI avoit été par Anaximandre. La méthode des projections, receïïi**nent inventée , lui en facilita l’exécution. Hypparque avoittout ce qui caractérise le génie; un coup d'oeil général poursaisir les rapports, ôc un tact juste ôc sûr pour faire toutes lesapplications possibles.
§. XXVII.
Ce travail qu’Hypparque avoit entrepris & achevé fur lesétoiles, leurs positions consignées à la postérité, le conduisirenta la découverte du mouvement des étoiles. Ce fut en exami-nant quelques observations d’Aristilîe ôC de Timocharis, qu’ilcommença à le soupçonner. Timocharis avoit trouvé quel'étoile appelée VEpi de la Vierge, précédoit l’équinoxe d’au-to mue de 8°. Hypparque s’apperçut que de son tems elle neprécédoit plus que de 6 . II répéta la même comparaison surplusieurs autres étoiles, & il trouva que toutes s’étoient avan-cées de POccident vers l’Orient de la même quantité. Lespremières étoiles dont il fit usage pour cette comparaison,croient sans doute des étoiles du zodiaque ; car il supposa«sabord que ce mouvement n’avoit lieu que pour celles quifont placées dans cette bande étroite (c). De nouvelles com-paraisons êc un plus mûr examen lui firent abandonner cette
(a) Ptolém. Almag J'LiL Vil t c, i. Hift. des mathém. Tome I, p. 1 74* J
Ify Syadius , 4 e dom asirvU (c) PteJ, Almag. láb. VII , c. j.
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