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Tome premier.
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ï i 8 : HISTOIRE

Npus pensons qu’Hypparque avoir brisé le ciel de cristal ,qui portoit Sc laistoic voir les étoiles; Ptolémée, moins philo*fophe que lui, le rétablit. Geminus ne fut pas si hardi qu’Aris-tarque sur la prodigieuse distance des étoiles : celui-ci osoitregarder comme nulle la sphere d u soleil, en comparaison dela sphere des fixes ; Geminus dit seulement que notre globeest comme un point à l’égard de cette sphere {a). C’étoit unemarque de dégénération dans l’école d’Alexandrie. Quand lesgrandes idées, une fois connues Sc produites, s’alterent ; quandil faut les aíFoiblir pour les concevoir , c’est une preuve queles têtes deviennent plus petites,

§. XXXV L

Nous ne ferons que nommer Théodose , auteur de troislivres fur les sphériques , Sc qui travailla pour l’astronomie enperfectionnant la trigonométrie; & Alexandre d’Ephese, auteurd’une description en vers de la terre Sc du ciel. Nous paííonsA un philosophe , qui mérite un rang distingué dans cettehistoire; ce fut le stoïcien Poffidonius , d’Apamée en Syrie ,disciple de Panœtius, ami de Cicéron Sc de Pompée. II futcélébré dans l’astronomie pour avoir entrepris une seconde foisde mesurer la circonférence de la terre. Nous en traiterons à-part dans le livre suivant. Cette observation est la seule quinous soit restée de lui ; mais quand il ne l’auroit pas faite, lesopinions sufiìroient pour lui mériter des éloges.

Poffidonius pasta fa vie hors de fa patrie (b) : il vint à Rome,ou il construisit une sphere mouvante Sc très-ingénieuse , sui-vant le témoignage de Cicéron (c). Ce philosophe pensoit avec

( a) Geminus, Chap. I- In Uranclogion. (L) Cicéron. Quesi. Tuscul. V. 37,f>. j 7. (c) De naturel Deorum , II. 3 4.