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il a accumulé les petites mesures pour embrasser les plusgrandes, 6c il s’est fait Tunité , à laquelle il a rapporté toutesles parties de l’univers. Mesurer le monde en toises ou en.coudées , c’est donc estimer combien il faudroit d’bommescouchés de fuite pour couvrir un grand cercle du globe, oucombien de fois il faudroit répéter la longueur de savant- 1bras pour remplir le même contour. Mais une applicationsuccessive de son individu eût été fatigante 6c impraticablepour l’homme ; il a suppléé à cette application par celle descordes, des chaînes, qui étoient des multiples de la toise 6c dejla coudée : il a réuni plusieurs de ces multiples , pour formerles stades , les millesles parafanges > les lieues , 6c il a entre-pris de mesurer de plus grands espaces. Ce n’étoit encore rienpour la terre, s’il eut été nécessaire que l’homme fe fut trans-porté luirtnême pour en suivre la circonférence ; les précipices,Jes mers, les climats inhabitables auroient arrêté fa course- iía fallu inventer le moyen de fe transporter en esprit, 6c d’affi-gner le rapport d’une petite partie mesurée an tout qu’on vou-loit connoître, L’homme a trouvé dans l’astronomie , dans lacorrespondance du ciel 6c de la terre , la méthode de mesurerîe monde, fans abandonner fa patrie, 6c presque sans sortirde ses foyers. II a vu que la voûte céleste étoit absolumentsemblable à la surface sphérique du globe ; il a mesuré en mêmeitems un degré du ciel , ôe l’espaçe correspondant sur la terre ;6ç il est parvenu à déterminer les dimenímns de fa demeure.
§, I I.
Voila çe qu’Eratosthenes a tenté 300 ans avant notreère , 6C ce qui a été exécuté avec la plus grande précision parles François dans le siecle dernier, La gloire de cette entrepriseA le succès de l'exécution ont été justement célébrés, mais