DE GASTRONOMIE MODERNE, r or
de petits corps contigus en ligne droite, qui joignent 1 objet à^organe. Voilà Ridée que nous avons du rayon de lumière, quinous fait voir , 6c que nous avons nommé le rayon visuel .Nous plaçons nécessairement les objets dans la direction& » l’extrémìté de ce rayon ; c’est le principe de nos jugemens^ la source de quelques erreurs. Cela est toujours vrai, lalumière se propage toujours en ligne droite, lorsqu elle traverseUn même corps, tel que le verre, ou lorsqu’elle se meut dans un.fluide homogène , tel que Pair , l’eau ; fluide que les Physiciensfont convenus de nommer en général un milieu. Mais lorsqu’ellepasse d'u n de ces milieux dans un autre, de Pair dans Peau ,Ou de Pair dans le verre , il faut qu’elle se présente suivant laperpendiculaire à la surface , pour ne point changer sa dilec-tion. Dans tout autre cas , la nature , par une cause long-temsinconnue 6c réservée à Newton, a voulu qu elle changeat saroute pour s’approcher, ou s’éloigner de cette perpendiculaire.Cette loi eít celle qui produit la réfraction. Le fluide , Pairgrossier qui environne la terre ne s’éleve qu a une médiocredistance de fa surface ; au-delà de cette atmosphère, Pefpaccimmense étendu jusqu’aux astres, qui lancent 6c réfléchissent iaItimiere , est ou entierement vide , ou , ce qui est plus vrai-semblable, rempli d'un fluide infiniment subtil. La lumièreenvoyée -vers nous, s’y meut librement j mais arrivée auxconfins de notre atmosphère, la loi de la nature la plie ,change sa route, 6 é nous qui, en la recevant, jugeons delob j et dans la direction du rayon visuel, nous nous tromponsde toute la différence de fa route premiere à fa route nouvelle.
Cette différence est Pesset de la réfraction.
Nous
§. XXV.
avons vu que Possidonius uvoit tenté àxUqu-t UTome I. C °