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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE, rrz

mille arabe , nous trouvons que cette longueur du degré réponda 5 45 ^3 toises : ils se trompèrent donc d environ 1500 toises.Us ne firent pas mieux qu’Eratosthencs , & beaucoup moinstien que Poísidonius Sc les antiques habitans de la terre, àqui ont doit la mesure primitive & originale- Cependant lesAl 'abes avoient des instrumens, 6C s’ils n’ont pas approché dela précision de certe mesure originale c’est que sans doute auterns où elle fut exécutée , on avoit des instrumens meilleurs,^ des moyens d’exactitude qui manquoient aux Arabes. Toutnous ramene donc à croire que l’astronomie ancienne êC pri-mitive étoit une astronomie très-avancée.

§• X.

Ce que les Arabes adoptèrent avec plus d’ardeur ce fut^astrologie judiciaire. Cette erreur est naturalisée dans 1 Aficméridionale, où un climat brûlant allume l’imagination , oules désirs excités demandent des espérances, & ou l’hommeplus soible qu’aiileurs , croit plus aisément ce qu’il souhaite.

Jacob Alkindi, Juif, qui passe parmi nous pour avoir étémagicien , fut un astrologue célébré fous le régné d'AI m a mon.Les Musulmans , jaloux du savoir du Juif, l’aceuserent demagie. L’astrologie 11e se mêloit pas seulement de l’avenir ymais alors elle embraffoit la divination. On rapporte ques’étant élevé une dispute & un défi entre Alkindi & undocteur Musulman ; chacun d'eux fit un cercle autour de souU faut convenir que le cercle tenoit un peu de la magie ; ona vu que chez les Chaldéens ces deux prétendues sciencesétoient déjà liées : mais au reste les deux adversaires avoient'c Wun leur cercle, & le Musulman n’avoit rien à reprocherau Juif. Le docteur ayant écrit deux mots fur un papier ferme,.L présenta au Calife òí défia Alkindi de deviner ces mots..