DE GASTRONOMIE MODERNE, r z.;ordinaires dc fastronomie. Mais il seroic à désirer que quelqueobservatoire de l’Europe eût un infiniment de cette grandeur,revêtu de tous les moyens de précision, qui manquoient auxArabes. II serviroit uniquement à quelques recherches délicates,il éclaireroit fur des points importans de la physique céleste.En formant ce vœu, nous ne prétendons pas assurer que 1 exé-cution en soit facile , ni même possible. Il est des choses qu ilfaut tenter , pour savoir si elles font praticables. Les grands nefont pas dans le cas de regretter les dépenses perdues ; ellesferoient justifiées par un but utile. Nous connoiffons les diffi-cultés, mais nous connoiffons aussi les ressources de l’industrie;& dans l’état de perfection où. font maintenant les sciences ,si l’on veut les étendre , atteindre le terme où il nous est permisde les porter, obtenir 8í mériter des succès , il faut plus dunetentative infructueuse.
§. XVIII.
On ne voit pas que cette protection des princes ait produitchez, les Arabes aucune découverte, aucune observation impor-tante , si on excepte celle de l’obliquité de récliptique. L'em-pire des Arabes s’aíFoibliflbit par son étendue ; la fievre ,qui les avoit agités depuis Mahomet, étoit calmée, ils ren-troient dans l’inertie naturelle aux Orientaux ; 8c avec moinsd’ardeur, on a moins de succès. Ils passèrent en Espagne ,quelques astronomes obtinrent la célébrité. Mais si l'on enjuge par Arraches, cette célébrité ne prouve que la disette desPaïens.
Arzachel, qui fleurit au onzième siecle, reconnut que les ta-bles d’Albategnius s’éloignoient de l’état du ciel. Il ne vint ce-pendant que i p o ans après lui ; mais cet intervalle dc te m s suffitbien pour déranger des théories, établies fur des observations
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