De l*astronomie moderne. *49
inique. Les autres sciences, les arts n’ont fait aucun progrèssensible , Lc cette importante connoiflance, née fans germe , aPéri fans fruit. Une découverte brillante &C utile excite néces-sairement l’admiration , elle est: célébrée par les auteurs con-temporains, qui fe hâtent de la transmettre à la postérité. Tousses auteurs Arabes que nous avons, parlent de la mesure de laterre , aucun ne parle de i’invention du pendule ; fi le penduleavoit eu un usage astronomique, il feroit entre du moins dansI e détail de leurs observations. En conséquence , il ne nousparoit pas impossible qu’ils ayent puisé cette connoissance dansquelque manuscrit, dans quelque tradition orientale , commeils avoient trouvé celle des clepíldres 8C des cadrans. Une dé-couverte étrangère ne fut point célébrée par eux ; un usageévidemment peu étendu, fonde le silence des astronomes. Noussavons que les principes les plus vrais souffrent des exceptions,le hasard peut les avoir servis au défaut du génie : nous neferons point étonnés que cette conjecture soit détruite par lesdétails que nous demandons ; mais , nous Pavons dit, unegrande idée , lorfqu’elle est isolée &c stérile , nous paroit devoirêtre étrangère. L’avantage des Arabes fut d’être placés entreP Asie & l’Egypte ; Sc leurs progrès dans Pastronomie font lefruit de leurs guerres heureuses , qui les ont mis a portee dedépouiller la Perse Lc PEgypte des CGnnoiffanees les plus pré-cieuses , en même tems qu’ils ont affervi ces beaux pays, Lcde réunir PAlmageste de Ptolémée , le corps complet de ladoctrine astronomique aux traditions répandues dans 1 Asie.
§. XXVIII.
Nous avons rapporté dans Phistoire de Pastronomie ancienneCe que Phistoire orientale nous apprend de la premiere astrono-des Perses. Cette science s’étcignit chez eux ? ou paffa auxTome /. ^ *