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Tome premier.
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HISTOIRE§. XII.

Malgré ces secours étrangers, la science étoit touj olJl5languissante. Quand les richesses n’ont point d’usage , onpauvre au milieu d’elles. Une cause particulière du manss* 6de progrès , c'est que l’astronomie fut toujours fystéiïï â *tique ; on ne fappuya pas assez fur les observations. í eSastronomes , au lieu d’examiner les périodes , les méthodeanciennes , pour en corriger les défauts , n’étoient occupéqu à trouver de nouvelles formes de calcul , de nouvellepériodes, Sc à s’eíFacer les uns les ancres. Gn ne croiroit p^qu'un peuple si sage eût été susceptible de cette jalousie ; ^semble que l’émulation devoit avoir plus d’esset, èc que l'afl 1 'bition de passer íes concurrens suppose plus de génie , p^d’efforts &C plus de succès. Quoi qu’il en soit , l’astronon 1 ^resta comme un édisice qu’on détruiroit constamment d eSqu’ii s’éleveroit au premier étage.

§. XII L

Vers Fan 721, FEmpereur manda un Bonze Chinois ^ía secte de Fo, pour qu’il réformât les méthodes du cal^des éclipses. Ce Bonze nommé Y - katig , fut un astronefcélébré : il construisit des tables du soleil ,, il commença ^théorie de Jupiter ; il d relia un catalogue des étoiles, èC pfaire des cartes & des globes célestes. II entreprit la deferip^ 11de Fempire par les mesures terrestres & célestes. On dét crmina le degré de 3 3 1 lys ; mais comme la longueur de ce tyest inconnue, on ne peut apprécier F exactitude de cette de£ csmination. II envoya deux bandes de mathématiciensau nord, Fautre au sud (u), comme notre siecle a vu

(ct) Soudet, Toin, II, pag. 7).