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par Thebith. On s’appercevoit bien alors que ce mouvement*borné à 9, ou 1 o°, ne fuffifoit pas pour expliquer la progressiondes étoiles, qui, depuis Ptolémée, s’étoient avancées de plusde 1 5 0 . II plut à ce Juif de réunir le mouvement progressifavec le mouvement imaginé par Thébith, & de conformer ceshypothèses aux nombres mystérieux de la cabale plutôt qu’au*observations astronomiques. En conséquence il supposa que le pre-mier de ces mouvemens ne s’aecompliffoit pas dans 3 6 o o o ans*comme Ptolémée l’avoit cru, mais dans 49000 ans, c'est-à-dire , dans l 000 années jubilaires; Le il admit une inégalité,une oscillation dont la période étoit de 7000 ans, ou dei ogo années fabathiques; en forte que les étoiles étoie n t assu-jetties à un mouvement líbratoire, tantôt direct & tantôt rétro-grade, autour d’un point fixe; lequel point avoir lui-même unmouvement toujours direct, qui s’accompliíïbit en 49000 ans.Ce mouvement est en tout semblable à celui que nous avonsdécouvert dans les nœuds des satellites de Jupiter (a); avec cettsdifférence qu’ici c’est une hypothèse fausse, & que dans lesystème de Jupiter c’est un. résultat de la théorie , confirmepar l’observation.
Alphonse ou ses astronomes ne tarderent pas à s’apperce-voir que le mouvement de trépidation étoit contraire au2phénomènes célestes ; ils furent éclairés par les idées fainesd’Albategnius fur le mouvement progressif des étoiles : ils I efirent, comme lui, toujours direct ,. d’un degré en 6 6 ans, SC-il y eut une erreur de moins dans les hypothèses célestes»
§. I X»
Alphonse , à qui les sciences eurent obligation de ceS
{a) Bail If, Essai fur la théorie des satellites de Jupiter, p. LI &. 143.