DE L’ÁSTRON O MIE MODERNE. 317
Mouvement des orbes supérieurs agi c fur îes inférieurs , m àceux-ci n’ont point d’influence fur les premiers (a); il s’mâffuroit en remarquant que la fphere , qui emporte tous lesJours les étoiles, agit fur Saturne & fur toutes les autres pla-ntes , puifqu’elles font elles-mêmes emportées tous les joàrsde l’orient vers le couchant. Mais le mouvement de la fpheredes fixes , celui qu ils appeloient le; premier mobile , est conf-ta nt ôc uniformes’exerce dans un seul sens, & comme unGouvernent qui n’est troublé par aucun autre.
Eracastor ayant rejeté, absolument les âmes qu’on avoitaccordées aux astresain fi que les causes intérieures du mou-vement , pense qu’un orbe est mu par un autre ,. comme unCorps par un autre. Ce sentiment , dit-il,, a cependant sesdifficultés ; car il est douteux si ces orbes opposent quelquerésistance ou non. II semble que les planètes étant portées parleur mouvement propre Le naturel vers Torient, elles doiventrésister à celui du premier mobile, qui les entraîne vers ì’occi-dent. On. répondoit que ces deux mouvemens ne fe nui soientP a s , parce qu’ils agiíFoient obliquement, l’un dans le sens duZodiaque, Pautre dans celui de l’équateur. II faut louer Fracastorde n’avoir pas été content de cette réponse , il faut le louerplus encore des vues que son génie lui a suggérées. II nousParoît avoir eu la premiere idée de la décomposition du mon-ument , qui est un grand trait de lumière jeté fur la physiqueCeleste. IL fit voir que tout mouvement oblique , & pour fixerCs idées , un mouvement fur i’équateur, tel què celui de la.évolution diurne des planètes, oblique à l’écliptique, s’accom-P^r partie en longitude, partie en latitude {b). Le mouvement
^ !i ac ast° r , sect.I, c. 6, p. 17. ment'en deux' autres - , suivant AD Sc AS'..
' Sl un corps fe meut ie locg de AC , Par lc premier, !e corps s’éleveroit ot touc
î0 )j on peut décomposer ce raouve- l’esgace compris entre- - AS. & DCj. par le: