384 HISTOIRE
La grande question étoit de savoir st cet astre nouveau avoitune " parallaxe. Nous avons dit que la parallaxe dépend de 1 ^distance , & sert à la déterminer (a) ; plusieurs astronomescroyoient en appefcevoir une par leurs observations. Le Land'
grave de HeíTe la trouvoit de 3 ' [b) ; d’autres alloient mêmejusqu’à 1 9 où 2 o (c). Mais ces différences que l’on áppercevoitentre les observations, & que l'on attribuoit à la parallaxe ,n’étoierit que des erreurs ou de l’observation, ou des instrU'mens. Cette étoile étoit très-bien placée pour la recherche defa parallaxe; elle étoit au nombre de celles, cjui ne se couchentpoint; qui passent deux fois àu méridien dans un jour fur I emême horizon , une fois du côté du midi, & une fois du côtedu nord. Dans fa plus grande hauteur, elle s’approchoit à 1 odu zénith, fa parallaxe devoir être alors insensible ; dans &plus petite hauteur, elle étoit à 2 o° au-dessus de l’horizon »où la parallaxe est encore assez grande. Tycho suivit cetteétoile avec le plus grand foin , & s'assura quelle n’en avoi £aucune : il eut même la précaution de faire les deux observa'rions le même jour, sans faire varier la position des alidades,qui mesuroient les distances des fixes avec l’étoile nouvelle 'l’angle de ces distances se trouva le même près de l’horizon #près du Zenith (d). II établit donc comme un point fonda.'mental, que cette étoile manquant absolument de parallaxe»étoit plus éloignée que toutes les planètes , que Saturne lui'même , qui en a une, quoique petite ; elle étoit donc sefl 1 "blable aux étoiles fixes à cet égard, & elle devoit habiter 1*même région (e).
(-r) Supra, p. 97.
(b) Progymnasmata , Partie I re , pagel«4*
CO Ibld. p. 367, 37 6, 384.
{d) Ibid. p. Z 7 J.
(e) Ibid,
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