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Tome premier.
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SUR L’ASTROLOGIE. 42. 9Esprit humain ; elles doivent consoler la médiocrité humiliés,& modérer l’orgueil du génie. Mais Tycho n’éeoutoit pas 1 ©philosophe , Sc Hainzelius répondoit à ses raisons avec un®piété, qui méritoit d’être mieux employée (a). L’aveuglemaiitâe ces hommes estimables étoit tel qu’ils empioyoient la reli-gion pour soutenir une erreur née du matérialisme, pour faireadmettre une science, qui va contre la providence, fi l’influcncedes astres a une force irrésistible; une science vaine & ridicule,h l’homme a le pouvoir de modifier cette influence , Sc d’etidétourner les esters.

Sans doute que Tycho s’étoit apperçu du discrédit desprédictions ; fans doute que l’astrologie étoit menacée, puss-qu’il entreprit de la défendre. C’est une fâcheuse nécessité quecelle des apologies ; mais Tycho étoit si persuadé de la véritéde l’astrologie, que faisant un éloge public de cette scienceprétendue dans un discours fur les sciences mathématiques, il°se la placer parmi elles (b). Ses pensées nous montrerontcomment cette erreur pouvoir séduire alors , Lé ce qu’elleeffroit de plus raisonnable aux bons esprits. C’est un spectacleintéressant, de considérer un grand homme aux prises avec laraison.

II n’entreprend pas seulement de réconcilier ^astrologie avec. la religion, il se propose de l’établir par la foi Sc par la raison,,flui sont les guides de l’homme fur la terre. Nier la force Sc^influence des astres, c’est, dit-il, détruire la sagesse Sc la-providence de Dieu , c’est contredire l’expérience ; Dieu n’aïle n fait envain, ses ouvrages font utiles autant que magnifi-ques. L’homme dans ses œuvres petites Sc bornées, a toujoursu n but ; que deviendroit la sagesse suprême , st Dieu avoit jeté

( sl ) Progymnasmata, P. I. p. 3 3 r. discours fut prononcé dans l’univcríité dç

si 1 ) Tycho, Orat, de discipl. mathem. Ce Copenhague, en 74.