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ÉCLAIRCISSEMENT
d» moins qu’il 11’étoit plus une partie aliquote de cette coudée , & ils saurontpeut-être augmenté de deux tiers de doigt , pour qu’il fût le tiers de lacoudée de 3 z doigts. Alors le pied aura été de 6 , 848 pouces , & le li
171 , 2. toises - dont il en faut 333 s pour i° ; ce qui ne s’eloigne qued e quelques lis des trois mesures citées par M. Damville , §c executeesVer s l’an 700 de notre ère. Mais voici quelque chose de plus exact: encore :^ P. Gaubil (a) dit que l’an 1001 de J. C. on comptoit 1000 lis pour de^ a dtude ; c’étoit 333s pour chaque degré. Le li étoit donc de 171, 1 toises,^ précisément égal à celui qui résulte de la valeur du pied que nous avons!opposée.
4°. Si l’on suppose qu’en aggrandiíTant toujours leur pied , ils l’ayentcc abli de la moitié de la coudée noire ou babylonienne , 6c de r 3 doigsf,^ pied fera de 8 , 66 7 pouces, le li de 116 toises ^ , 6c le degré en con-tiendra 263. On dit, fans spécifier le tems, que ce degré en contenoit 2 5 o jla différence de 1 3 lis, avec ce que porte la tradition, 11’a rien que de possibleLc de vraisemblable.
5°. Enfin íì on retranche ce dernier pied de 8, 667 pouces de la coudée deî o, z44 pouces, il reste 11, 877 pouces, ou 11 pouces 10, 5 lignes, le mêmea rj de ligne près , que celui qui est aujourd’hui en usage à la Chine. Quoi-stue nous soyons bien éloignés d’avancer que les Chinois ont procédé ainsidans les variations & dans dévaluation de leur pied, nous avons cru que cestapports méritoient d’être remarqués.
Nous n’oublierons pas un fait, qui peut donner plus de valeur à cesConjectures , Sc lier plus évidemment les mesures des Chinois à celles desBabyloniens & de toute l’Asie. On fait les relations que les Chinois onttoujours eues avec les Tartares ; l’opinion la mieux fondée, la moins hypo-thétique est que les Chinois en font issus, en appelant Tartares les peuplesScythes 6c autres qui ont habité l’Asie septentrionale. Carpin , qui futEnvoyé en Tartarie en 1253 par le pape, rapporte que les fléchés des Tar-tares ont deux pieds une paulme Sc deux doigts de longueur ; ce font^eurs mesures qu’il employé ; il les évalue en disant que douze grainsd orge font le pouce ou doigt , 6c seize pouces le pied (é). Or dansmesures babyloniennes 6c arabes, six grains d’orge seulement font le
(«) Observations faites aux Indes & à la (b) Voyage de Carpin en Tartarie, édit.Chine, T. II, p. 317. 1^34, p. 3ÓÍ.
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