Band 
Tome premier.
Seite
526
JPEG-Download
 

zr8 É C L A I R C 1 S S E M E N S.

dire que les milles avoient été primitivement composés de 7 - stades, d sont trouvé plus commode de le composer en nombres entiers de 8 stadesgrecs , d’où a résulté leur mille de 756 toises.

Quant au mille arabe de 51 61 toises 5 pieds 4 pouces (a), nous feronsvoir qu il étoit dérivé de l’ancien mille oriental ou persien, qui étoit de 3000grandes coudées, ou de 4000 coudées ordinaires. Lorsque sous Almamonles Arabes adoptèrent la coudée de 2.7 doigts , plus longue de trois doig tSque la coudée ordinaire , ils en composèrent également leur mille de 4000de ces coudées , d’où il en résulta un nouveau plus long de -i que lancien»d’environ y6 3 toises. Le mille italique moderne , établi de 958 toises paíM. J’abbé JBoscovicb, pourroit être dérivé de ce mille arabe.

§. XXV.

Le tableau de toutes ces mesures, qui ont des rapports déterminés , qui ,font toutes des parties aliquotes les unes des autres, nous parole prouverévidemment qu’elles ne font point l’ouvrage des différens peuples , mat 5qu’inventées, établies, enchaînées les unes aux autres chez un seul &c même Vpeuple, elles ont été adoptées en tour ou en parties par différens peuples J 7& leur usage universel en Asie & en Egppte prouve leur haute antiquité.

Telles font les vues que nous ont fournies les passages des auteurs don 1 ;la lecture étoit nécessaire à i’ouvrage que nous avons entrepris. Nous avosl 5réunisss faits, les déterminations qui en résultent, Sc même nos conjectures,dans cette espece de dissertation, à laquelle nous avons cru devoir donnes. ;;une certaine étendue. Nous la soumettons au jugement des savans, qui 'discutent jes faits de lantiquité. Si ces recherches répandent quelques nou'velles lumières fur une matière, tant de fois traitée par des mains plus ha' '•<biles , nous le devons uniquement à l’idée de la grande coudée, considèrescomme la source Sc l’origine de toutes les autres mesures.

§. XXVI.

Nous avons fait le récit de l’opération d’Eratosthenes ; on y trouve d«grandes erreurs. Poílidonius ne se trompoic que d’environ z°, en plaçastsRhodes & Alexandrie fous le même méridien j mais il se rrompoit beatf'coup sur la mesure de Tare céleste. Les observations de M. de Chazelles stS

(a) Insra , Eclaire. Liv, V , §.

donneur