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Tome premier.
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ÉCLAIRCISSE MENS,tel que Poísidonius ne pouvoit pas être soupçonné de les avoir commises»'Mais comment est - il parvenu à ce résultat ? Comment les historiens lu*ont-ils imputé ces erreurs ? C'est ce qu’il est impoíïïble d’expliquer autre-ment que par des conjectures. 11 est clair d’abord que Cléomede a maldétaillé l’opération de Poíììdonius ; mais nous remarquons une circonstancequi pourra peut-être nous éclairer. Poíììdonius, nous dir-on, savoir qu aAlexandrie l’étoile Canope s’élevoít de 7 0 - , que parodiant fur l’horizon deRhodes, elle se couchoit presqu'auffi-tôt qu’elle étoit levée, & qu’elle nese levoit jamais pour la Greee. Cette derniere circonstance nous apprendque si Poíììdonius manqua d’instrumens pour mesurer la hauteur de l'étoileCanope a Rhodes, il a pu s'avancer vers le nord , jusqu à ce qu’il cestat dela voir s’élever fur l’horizon. Alors si la distance d’Alexandrie au lieu où ils’arrêca étoit assez, bien connue , si le climat & le jour où il observa étoiencassez beaux pour qu’il eût un horizon net, il a pu faire une observationpassable. Peut-être auílì a-t-il mesuré avec quelque instrument la hauteur deCanope à Rhodes, & comme la différence de hauteur de cette étoile &Rhodes & à Alexandrie n’étoit pas une partie aliquote de la circonférence,íl aura ajouté au nombre de stades, qui mefuroit la distance de ces detlXvilles , ce qu’il falloir pour le faire répondre à j°'\ , ou à la quarante-huitième partie du cercle j le passage de Cléomede est peut-être tronqué oUdéfiguré, & ces détails supprimés. Toutes ces conjectures ne font pas d’u»grand poids ; mais nous pouvons ajouter une probabilité plus forte, c’estque Ptolémée connoissbit sûrement la mesure de la terre par Eratosthenes ;■îl ne pouvoit pas ignorer qu’Hypparque avoir prétendu la corriger, ou endonner une nouvelle, 8c, quelque confiance qu’il eut dans ces deux astro-nomes, il a cependant préféré la mesure de Poíììdonius; il falloit qu’il stcrût meilleure, & qu’il fût instruit que les moyens dont fit usage Possìdoniu^assuroient d’une exactitude plus grande que ceux d’Eratosthenes. Le récstde Cléomede n est donc pas véritable, il est au moins altéré 5 car les cir-"constances que cet auteur rapporte auroient inspiré la plus grande défiance £Ptolémée r pour nous , nous pensons, comme cet astronome, que la. déter-mination de Poíììdonius étoit très - exacte-

§- XXVII L

, Possïdonius paroît s’y être repris à deux foisc’est-à-dire que noû»croyons qu’il a vérifié fa premiers mesure par une seconde-Nous apprenonsde Cléomede que l’on avoir trouvé lare céleste, compris entre Lysimschis