ÉCLAIRCISSE MENS. ;;;
^urs écarts, ii n’a donné que celles qui se trouvoient conformes au résultatmoyen de .toutes les autres. Il nous semble que cette conjecture, qui est crès-Naturelle, peut justifier Ptolémée jusqu’à un certain point, rendre la con-íance aux observations qu’il rapporte, & expliquer un accord, qui autre-J ® e ut les rendort suspectes.
§. XXV.
Le catalogue des étoiles, contenu au VII e livre de l’Almageste , a iozSet oiles , quoiqu’on dise communément qu’il n’en a que 1022. C’est le cata-l°gue d’Hypparque , réduit par Ptolémée à son teins , en augmentant leurslongitudes de z° 40' ( a ). Le nombre des étoiles visibles à la vue simple, doitVarier beaucoupsuivant les vues, Sc même en raison des précautions quel’on prend pour n’en point laisser échapper. Nous avons dit que , suivantPline , on en comptoir 1600 dans les 71 constellations (é). Si l’on en croyoitles rabbins , ils en auraient trouvé 1 2000 (r). Les Chinois, fans télescopes,en ont compté j usqu’à 2500. Moestlin, cité par Kepler, a connu un reli-gieux, qui distinguoir 40 étoiles dans le bouclier d’Orion, tandis que d’autresen voyent à peine n ou 12. Mœstlin en voyoit distinctement 14 dans lespléiades, où l’on n’en volt communément que 6 ou 7 (d). Voilà fans doutepourquoi les uns ont dit que cette contestation était composée de 7 étoiles ,les autres de 6 , comme Ovide (e) :
Qu& septem dici , sex tamen esse solítvc.
Cette variation vient de la différence des vues.
II Itérait pas aisé de faire le dénombrement des étoiles, &C d’être sûr dest en point laiííer échapper. Nous imaginons qu’Hypparque & Pcoléméeavaient quelque instrument pour cela. Le P. Mabillon, dans son voyaged’Allemagne (/), dit qu’il a trouvé dans un ancien manuscrit une figure,où Ptolémée étoit représenté regardant les astres à travers un long tube. Cemanuscrit étoit du treizième siécle , écrit de la main d’un moine nomméConrad , quatre siécles avant l'invention des télescopes. On soupçonnaqu’il les avoir connus (g) ; mais une si belle invention ne seroit pas restée
(.a) Almag. Lib. Vil, c. j.
(.b) Supra, p. 482.
(c) Kepler, in difertationecum nunc’ioJ'dereo , p. 23.
Id) Kepler, ìhid.
Fastes, Lib. IV, V. 170
(/) Pag. 4 6.
(g) O11 a cru que Porta avoir parlé (Mag.nat. Lib. 17, c. 11) du tube de Ptolémée. Ifest plus vraisemblable qu’il a eu en vue uneespece de lunette ou de miroir placé sur lcphare d’Alexandrie par un Ptolémée, Roi
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