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Tome premier.
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575
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ÉCLAIRCISSEMENT 577

erronées ^ il dit , p^r exemple , cpiil y a au-destus des eaux destinées A^fraîchir l’axe du monde, & à 1 empêcher de s’enflammer (a) ; que lesEres sont gouvernés par des intelligences (é) ; enfin que lorsque le soleilleve , il est vu à ía fois par les peuples de llnde & par ceux de la grandeBretagne {c). Ainsi on peut croire que ce bon évêque au feptieme siécle ,^éconnoistoit la rondeur de la terre , & le phénomène de la succession deia nuit & du jour. Telle étoit donc alors l’ignorance de ceux qui passoientpour fa van s ! La philosophie consistoit à imaginer des eaux celestes pourarroser Taxe du monde comme l’essieu d une roue. Voila les idees grandesfie ces siécles , des successeurs des astronomes d Alexandrie. 11 h en a pasmoins passé pour un grand homme. M. Weidler dit : Jeculo feptímo interdoclos excellait IJidorus {d).

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Une chose non moins extraordinaire , c’est le traité de la constructionfie la sphere d’Aratus par Leontius , mécanicien. La plus grande partienous en est parvenue, Leontius avoir réellement dresse une sphere où lespositions des étoiles étoient, relativement aux colures, telles quelles fontfians la sphere d'Arams. Le projet est bizarre j car il reconnoît que de sonte ms les apparences du ciel différoient beaucoup des descriptions d Arams,même s’éloignoient en quelque chose de celles de Ptolemee. II n igno-toit pas qu’Hypparque avoir relevé les erreurs d'Arams. On a droit d criee tonné qu’au feptieme siécle il construise un globe , d’après ces descrip-tions reconnues pour défectueuses dès le tems d Hypparque. Leontius n at-tribue point Terreur au mouvement des étoiles en longitude ; il paroîtqu’il ne le connoiíToit pas. II donne pour raison qu’Aratus a suivi Eudoxequi n’étoit pas assez instruit des choses dont il parloir ; & il ajoute la pi-toyable raison , que ce poëte n avoir pas composé son ouvrage pour laperfection de la science , mais pour futilité des marins j comme si leserreurs des positions des étoiles étoient indifférentes aux marins (e). Remar-quons combien le progrès des connoiíïànces est lent : voilà qn hommequi n’ignore point que les apparences du ciel ont change, ou du moins queles descriptions d’Aratus font défectueuses j il n ignore point qu Hypparque

(a) Ejusd. de naturâ rerum cœlefiium ,Ca P- 14.

(i) Uid. C. - 7 -

Tome I.

(c) Uid. C. l6 -

(d) P. iÇo.

(e) De jc bric. sphere. Arate.

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