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Tome premier.
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ÉCLAIRCISSE MENS. 607

Opposent le mouvement en longitude de i° en 67 ans (a) ; c’ctoit la quan-tité de ce mouvement, telle qu elle a ete etablie chez les Perses, chez lesIndiens 6c presque dans toute l’Aíie. Pluíìeurs Arabes ont commente 6eau gtnenté ces tables, qui portent le nom de tables ilekaniques, en 1 hon-ne ur du Prince fous les auspices duquel elles furent construites.

§. XXXIV.

Nassireddin étoit né l’an de î’hégire ; 97,6c mourut Pan 672, ou 687,àprès avoir vécu 73 ans, ou 87 ans solaires. Weidler raconte (é) que NalII—re ddin ayant été mal accueilli de Mostasem, sultan de Bagdad , se retira enPerse sous la protection des Empereurs Mogols. On ne peut pas vérifier ccfait par la bibliothèque orientale d’Herbeìot 3 car cet auteur rapporte le faitcomme vrai dans un endroit, page 45 3 , 6c s’en mocque dans un autrepage 666. Quoi qu’il en soit, Holagu lui donna l’administration de tous lescolleges dont il étoit devenu le maître. Cet astronome étoit géomètre ; il atravaillé fur les élémens d’Euclide, fur les sphériques de Théodofe & fur-ies coniques d’Apollonius. U avoit aussi traité dans d’autres ouvrages , de la>Morale, de i’économie politique & de la loi musulmane (c).

Nassireddin est auteur d’une table géographique que Greaves a traduire’kn latin & publiée à Londres en 1652 : on y trouve les longitudes & les-latitudes des principales villes de l’Asie. Le premier méridien d’où l’oncompte les longitudes, est établi dans les îles Fortunées, comme avoit faítPtoléraée , qui a placé ce premier méridien au point lé plus occidentalconnu. II reste à savoir pourquoi les anciens ont compté les longitudes commenous le faisons encore aujourd’hui, de I’ouest à Test, plutôt que de Test ál’ouest. il fembleroit plus naturel de compter les longitudes dans le sens-du mouvement diurne du soleil, 6c de la marche cle fr lumière fur la terre,,-Les tables de Nassireddin , ou les tables ilekaniques, font construites fur lesobservations faires à Maragh ; il faut entendre cependant que les moyenststouvemens ont ete détermines parla comparaison des observations ancien*nés ; douze années n’auroient pas suffi, à beaucoup près. Nassireddin yadopté les fentimens des astronomes d’Alexandrie, 6c y combat les hypo-thèses du huitième ciel, imaginées par les Arabes ( d) 3 c’est-à-dire fans doutez

(a) Abrégé, Trasts. philos. Tom. I ,, (t) Herbeloc, Bibliot. orient, p. 66 y.,

k- 145-, Chardin , Tom. V„,parc. III yr-y--

(é) Veidstr,. x- r 2-8». (fl. Weidkr g. ax8-.