Ê C L A I R C I S S E M E N S.
fié psroît pas qu’ils enflent Fart de la guerre , ils n’avoient pour défenseHue leur courage. La consécration des bois par les Druides est 7 encore«ne preuve que ces nations étoient nouvelles. Les peuples, sortis récem-ment de la barbarie & nouveaux pour la société , s’assemblent dans leschamps, fur les montagnes & dans les bois- ; les peuples civilisés ont desmaisons pour habiter, & de grands temples pour honorer l’Etre suprême.Quand la divinité n’a point d’asile clos & fermé , c’est que les hommesn’ont pas encore sir se loger eux-mèmes. Des temples magnifiques ont existéde tous les rems dans 1’Âíi.e ; c’est le titre de i’ancienneté clés races & lesmonumens d’une longue société.. Les Gaulois , qui n’avoient point fait depareils établissemens, n’étoient donc pas du même âge. En montrant que la.société étoit peu avancée dans les Gaules , c’est prouver que les sciences-ne 1 croient pas ; car il niy a point de science sans société , & leurs progrèscorrespondent à ceux de la civilisation. Les vers chantes par les Druides ne-forment aucune preuve en leur faveur j i°. parce que nous n’avons point-ées vers : r°. parce que dans un rems d'ignorance ces vers parorflbient con-tenir des- choses fort savantes., dont nous ferions aujourd’hui peu de cas.-Jadis les vers d’Hésiode croient fans doute chantés ; si nous ne les avionspas, on pourroit en faire de grands éloges. On volt en les lisant ,. qu’ils nerenferment que l’astronomie des agriculteurs ; c’est-à-dire ,. celle que nos-paysans tiennent encore des instructions de leurs peres, & de leur expé-rience : 3°. enfin parce que si ces vers contenoient quelque connoissanceestimable, quelque grande vérité, on doit croire que ces vérités croientétrangères Sc a voient été traduites dans la langue des Celtes, comme dans.Fenfance de la Grece , Orphée avoir mis en beaux, vers , dont la renommée,a passé jusqu’à nous, les principes & les résultats.de la.philosophie orientale..
§- Il-
Nous avons regardé comme certain que les Celtes font descendus primi-tivement des Scythes ; nous avons dit qu’on n’en doutoit pas : nous avonspour garant M. i’abbé Baníer , & plusieurs autres savftns qui-onr étudié Fan—tiquité des peuples-, bailleurs ies ravages que. les peuples du nord ont fairs-si fréquemment en Europe, ont prouvé qu’ils n’igtioroient pas le chemin de'leurs contrées froides à des contrées plus heureuses.. Ce n’est pas qu’on ne-trouve des auteurs qui ont soutenu une dièse contraire. Dans lefíecle der-nier , en 1676, Audìgîer dédia à Louis XIV un ouvrage fur l’origine d.es-Françoisdans lequel il s’efforça de montrer qrte les anciens Gaulois étoient'