Ê C L A I R C I S S E M t N S .
quHl soit François , Riccioli le fait Allemand : il ne s’étoit pas proposé seu-lement de connoître ce qui avoir été fait avant lui, ii sentait que l'astro-nomie pouvoir faire des progrès, & ce fut le but de ses travaux , il a faitdes observations, citées dans une lettre de Vendelinits à Gassendi (<?), Ony voit quarante-huit étoiles dont les positions ont été observées; par lui en13.64. II a écrit fur le calendrier Sc fur la sphere. Ces ouvrages, & sur-toUtces observations, prouvent que dans un meilleur tems Ligner aùroit rendudes services plus considérables f la science.
Le moine Isaac Argyre , instruit dans le calcul astronomique' (/>)vécutvers 1360 : if a fait un traité fur les cycles solaires & lunaires, Sc fur 1 «méthode' de déterminer le tems de la fête de pâques , que le P. Petau ainséré dans son Uranologion. lì y a des choses peu exactes dans ce traité ;nous n’eii citerons qu’nne de celles qui ont été relevées par le R. Petau.Argyre s’étoit apperçu que les épactes n’étoient plus telles qu’elles avoientété réglées pat le concile de Nicée, & fidtoií ajouter trois jours à cesépactes. Ces trois jours résultent d’une imperfection de la période de CaHppe,.qui au bout de 304 ans donne un jour d’erreur. Hyppatque l’avoit remar-qué (c) 3 Argyre ne l’ignoroit pas (f) : cependant le moine , au lieu defonder Faddirion de ces trois jours fur cette cause naturelle & vraie , enva chercher la raison dans le moment de la création de la lune , qui futle quatrième jour du monde. Le P. Petau fe mocque avec justice cle cetteraison ( e ). II doute si elle vient d’ignorance ou de mauvaise foi. II est certainque fi ces trois jours avoient été ajoutés par les raisons que donne Argyre »ils auroient dû hêtre dans tous les rems. Le P. Petau pense qu’il a pu a.voiïdes motifs de prudence pour ne pas paraître en savoir plus que ceux quiFavoient précédé; mais dans ces siécles à demi - barbares, ce n'est pointune chose rare de voir , si on peut s’exprimer ainsi , Fignoranee alliée au,savoir, & la stupidité amasser des connoiíFances d’où elle tire des consé-quences absurdes,
Argyre a fait encore quelques autres ouvrages, mais qui ne sent pas-imprimés, fur les conjonctions & les oppositions du soleil dé de la lune,sut ['astrolabe, & sur la maniéré'de ramener les dates de FÂhnageste dePtolémée, données en années égyptiennes, & pour le méridien d’Alexandrieaux années romaines & au méridien de Constantinople’ (/)..
(a) Gajscndi opéra., Tom. VI-, p. jiz, (d) In Uranologion , p. 379.
(Ji) Li Uranologion , p. 5 16. (e )_. Dijfert. ad Uranol. p, j.17.
(c.) Supra j p. 469, \stidler , p. r-s.