Band 
Tome premier.
Seite
691
JPEG-Download
 

ÉCLAIRCISSEMENT

frises au commencement & à la fin de lecllpse pour régler la pendule (a).Dans lés éclipses de lune on se servoit des étoiles, dans les éclipses de soleilon employoit le soleil lui-même.

Cette observation du 8 Février décele même un usage singulier. Onobservoit la hauteur fur l’horizon du point diamétralement opposé au soleil :on appeloit ce point nadirsolis , soit qu’on observât la hauteur de ce pointpar Téciiptique des armilles , soit que dans cette observation on se soitservi de Régulas , qui est presque sans latitude , 8c qui était à-peu-prèsoppose au soleil. Hypparque & Ptolémée , comme nous savons dit , seservoient , pour marquer l’heure, du point du zodiaque qui se trouvoitdans le méridien au moment de Inobservation. II paroît qu’íci on fe servoitdu point opposé au soleil, & qui avoir la même hauteur que le soleil lui-même avoir dans l’hemisphere opposé.

§. X XV-

On observoit alors quelquefois la longitude dés planètes directement parles armilles ; par exemple , le 14 Septembre 1488 , au coucher du soleil,la Lune étoit dans n°i du Capricorne, Jupiter dans x6° { des Poissons.Lorsque le 5 0 du Capricorne s’est trouvé dans le milieu du ciel , Saturneétoit dans le 2.8° du Sagittaire (i>). On voit que les astronomes determinoient•encore l’heure par Pinstant du coucher du soleil.

Waltherus est le premier des modernes qui se soit apperçu de la réfrac-tion • au moment du coucher du soleil (c) , il dirigea vers cet astre l’éclip-tique des armilles , de maniéré que sombre de la partie supérieure occupâtle milieu de la partie inférieure ; il eut ainsi le lieu du soleil. Ensuite il Bcmouvoir le cercle de la latitude , perpendiculaire à í’écliptique , en ayantattention que sombre de la partie antérieure de ce cercle partageât la partieopposée j dont les deux bords dévoient être également éclairés. Il fut étonnéde 11e pas trouver Le me me lieu du soleil par ces deux méthodes ; il dûten conclure que le soleil etoit hors de l’écliptique. II y reconnut bien l’efíetde la réfraction j mais comme il ne chercha point à déterminer la quantitéde cet élément connu avant lui, il n’a rien fait de plus que Ptolémée &Alhazen, Waltherus a plutôt cherché à éviter l’effet de cette erreur, qu àtrouver les moyens d’en corriger les observations t ce pas important étoit

(s) Transactions philosophiques, I6«z, ( b ) Observ. pub. à Nurernb. p. pi.

tf. j 6 . (/) Ibid. p. /I.

Ssssij