DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 41
autour du soleil ; c’est à cette source qu’il puise la matière né'cestaire pour former Tes nouvelles étoiles {a). Mais il lie cephénomène à la physique générale, 8c pour Pexpliquer, il seplace à une grande hauteur. Toutes les parties de la naturesont douées d’une vertu créatrice : l’homme nourrit des ani-maux nés de fa substance ; les teignes habitent les toisons desbrebis; la moufle croît fur Pécorce des arbres; Peau produitles poissons , les grenouilles , les sang-sues ; Pair les mouches,les scarabées, les papillons ; la terre fait germer Sc mûrir lesmétaux Sc les plantes. Dieu a donc répandu partout unefaculté génératrice ; cette faculté c’est: la chaleur : elle existedans le vague de Pair Sc des cieux comme dans les profondeursde la terre. L’éther, qui est liquide, ne peut être tel que parla chaleur ; Kepler Paíîìmile aux liqueurs du globe de l’oeil ,dont une température douce conserve la liquidité Sc la trans-parence. Cette chaleur peut donc produire dans les espacesinfinis, comme Dieu a permis qu’elle produisît fur la terre.Kepler considéré les globes , les étoiles, comme les habitansde l’éther ; ils y vivent, ils y font nés comme les papillonsdans Pair (i ), comme les plantes , comme les animaux quisortent du sein de la terre pour l’embellir par leur existence , Scpour lui rendre par leur mort la fécondité qu’ils en ont reçue.Les estais d’une philosophie commençante avoient besoin d’êtrerectifiés ; Part des rapprochemcns, si utile à la découverte de lavérité ,-peut avoir ses abus. On fera étonné de voir comparer laproduction des corps célestes à celles des êtres vivaces; mais neblâmons point ces applications de la nature terrestre Sc familièreaux phénomènes de la nature éloignée: elle est partout semblablea elle-même; les causes ont été inconnues tant que les hommes,
(>r) DesttUâ nova , p. 11 j & i ry.
Tome //.
(J>) lbid. p. iij.
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