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Tome second.
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4* HISTOIRE

elle auroít été susceptible de réponse; mais elle venoit à l’appuide considérations profondes ôc vraies fur la nature du mouve-ment , elle tenoit d’ailleurs au principe qui a toujours guidéKepler, c’est que la nature ne peut être éclairée que par íacomparaison avec elle-même, ôc que partout où elle opéré, ellea la même marche ôc les mêmes moyens. _

§. XXXII.

DÈs que les cieux font de grands espaces vides, fans routesmarquées , fans barrières pour empêcher les écarts, dès quele mouvement circulaire n’existe pas de foi - même dans lanature , il faut donc concevoir, comme quelques anciens (a ),que la planète, en décrivant un cercle, est animée par uneintelligence assujettie à regarder constamment le centre, pourrester toujours à la même distance ; ou bien il faut que le géniesubstitue à ces idées vieilles ôc absurdes quelque cause nouvelle, *plus conforme à la nature & à la vérité. En attendant, Keplercombat ce préjugé, groílì par la rouille de plusieurs siécles,avec une force qui montre la supériorité du philosophe, ÔC.en même tems avec un acharnement qui prouve la résistancedes esprits. Il parcourt les différens systèmes , ÔC les détailsmultiplient les absurdités. Dans le système de Copernic, lalune , par exemple , se meut dans un épieyele , dont le centreparcourt un second épieyele, tandis que le centre de ce dernierfuit une circonférence excentrique à la terre. II faut une atten-tion particulière pour chaque centre ; il faut donc trois intelli-gences pour ces trois centres (b). L’hypothèse plus moderne,fondée par un astronome éclairé , par Tycho lui - même ,n’étoit pas plus exempte de ces inconvéniens. Elle avoir encore

(j>) lnstellam Martis, p. 14, 3 j.

des

(4) Histoire de l’Aítioa. aac. p. 14;.