DE GASTRONOMIE MODERNE. 67
<jue!s angles ils décrivent dans le même tems ; quelque grandsque soient les cercles, ils n’ont que le même nombre de 3 6o°:Jupiter décrit trente de ces degrés par an, Saturne n’en par-court que douze, Jupiter a donc par ce calcul, comme par lcpremier, une fois Sc demie plus de vitesse.
La force est dans les corps la faculté de fe mouvoir Sc demouvoir les autres ; elle est en nous le sentiment de la puis-sance. Mais comment cette puissance passe-t-elle de mon amcdans ma main , qui saisit une pierre, Sc dans la pierre , quiparcourt l’aîr pour aller tomber au loin ? Comment le chocfuffit-il pour transmettre cette faculté ? Ce métal arrondi englobe , repose lourdement fur la terre ; on le place dans uncanal d’airain , la poudre s’enflamme, la malle pesante vole ,Sc s’en va détruire les hommes Sc renverser les murailles à degrandes distances. Après ces meurtres, après ces grands efforts,le globe retombe immobile Sc fans action fur la terre. Ques’cst-il donc passe dans cette masse ? C’est la force qui succédéà l’incrtie, c’est une forte de vie au lieu d’un état de mort. Laforce s’épuife , la vie cesse , Sc le corps redevient inanimé.On dit avec raison que la force anime le corps. Ne regardonscependant pas cette faculté ni comme une ame qui résidedans le corps , ni comme un être qui en soit indépendant ;c’est le secret de la nature , c’est la cause à jamais cachée dela formation de l’univers. Nous ne connoissons la force quepar fes effets ; des ressorts pliés, des corps pefans soulevés ,des corps choqués, mis en mouvement, des espaces parcou-rus; voilà les effets de la force, voilà fa mesure. Non feulementelle n'est point indépendante des corps , mais on voit qu’elleest liée, qu’elle est proportionnelle à leur masse ; un grandcorps fait plus d’effort qu’un petit : quand les corps fontlancés dans l’étendue, leur force est d’aucant plus grande qu'ilz