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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE M O D E R N E. 7;-le principal'défaut des théories, te trbisieme de ^epiet,fut de considérer attentivement les variations des distances ;il suivit , calcula péniblement ces distances mêmes , Sí ayanttoujours placé la planète à leurs extrémités , il la vit sortirde cette circonférence circulaire si chere aux anciens , rentrerdans l’intérieur pour lui montrer une route plus applatic , Sclui cn dévoiler la figure elliptique. C’est par cette fuite d'idéesSc de progrès , c’est par de semblables efforts qu’on sc renddigne de déchirer un voile étendu fur vingt siécles , 6c dedevenir la lumière des siécles fuivans, en révélant aux hommesune vérité éternelle.

Kepler la postedoit dans toute son étendue cette vérité ; iltransporta dans la route elliptique la loi qu’il avoit démontréepour le cercle de la proportionalité des aires au tems (a). IIest vrai qu’il ne la démontra pas dans l’ellipfe. Le tems n’étoicpas venu de prouver qu’ellc doit exister, mais il prouva qu’clleexiste en effet ; il l’appliqua aux mouvemens de toutes lesplanètes , Sc ces mouvemens s’y conformèrent. Les causesdécouvertes ne font jamais que des hypothèses inventées ; leshommes imaginent tandis que la nature opéré , Sc lorfqu’ellejustifie leurs pensées , ils ont droit de dire qu’ìls ont saisi sonmécanisme. Toutes les planètes , à la voix de Kepler , mar-chèrent dans des ellipses ; ces ellipses ne diffèrent que par desexcentricités plus ou moins grandes, mais le soleil occupe lefoyer commun: cet astre , adoré dans l’antiquité primitive,comme l’ame Sc le pere de la nature, comme le bienfaiteur

(a) Dans une ellipse ( fig. 6 ) l'efpacc I F H un espace egal, les arcs IH , B E , quoi-rensermé par deux lignes FI, FH, menées du qu’inégaux , seront parcourus par la pla-foyer F , & par une portion de l'cllipsc IH, retç en tems égaux. L'efpacc IFH, BFEest un secteur elliptique. Kepler établit que se nomme l aite du secteur ; c'est pourquoifi les deux secteurs IFH, BFE font égaux, on dit que les aires font proportionnellesc’est-à-dire, s’ils renferment une étendue , aux tems.

Tome II.

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