DE GASTRONOMIE MODERNE. 75
tionnellcs au rems. Peut-être un reste de í’ancien préjugéa-t-il fait sortir cette derniere vérité. Kepler instruit par unetradition successive, imbu d’une philosophie dont la simplicitéétoit la base , ne cherchoit qu’ellc à travers les faits multi-pliés & les hypothèses compliquées ; il ne la trouva ni dansPtolémée, ni dans Copernic. En reconnoistant l’inégalité réelledu mouvement des planètes , il se vit forcé d’abandonnerl’uniformité ; mais fans doute il regrettoit de s’écarter de lasagesse des anciens. L’égalité , la constance inaltérable parois-sent les attributs de tout ce qui est> permanent. II cherchacette égalité quelque part , 8t il’ la trouva dans les airesdécrites autour du foyer. II a fallu cependant p aster par ungrand nombre d’erreurs ; il a fallu substituer des suppositionsforcées à des suppositions absurdes ; il a fallu une longue fuitede siécles pour arriver à ces principes simples. Ils étoient alorsfans doute aussi neufs qu’ils font vrais. Les sciences ont étéfondées, oubliées & reconstruites avant de découvrir le secretdes mouvemens si long - tems observés. Mais ce secret estconnu pour jamais ; cette découverte est une faveur du ciel.Combien peut-on compter d’hommes dont les travaux utilesne soient pas détruits par leurs successeurs? Combien d’espritscélèbres dont l’influence ne passe pas leur siecle ? Le privilègedu génie, qui est un rayon de l’intelligcnce suprême , est depénétrer dans l’eflence des choses, d’astcoir des vérités fur lesfondemens de la nature, Sc de les rendre aussi durables que sesouvrages.
Ce n’est pas encore toute la gloire de Kepler ; nous devonsinterrompre le récit de ses travaux ; son émule, son contem-porain , Galilée nous appelle en Italie. Les progrès de lalumière leur avoient été confiés : ils parurent à la fois pourles rendre plus rapides. Tous deux honorés par des décou-
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