ì o o HISTOIRE ' " "
par Galilée: Kepler alla plus loin ; il vit que cette constructionn’étoit pas unique ; il vit qu’il n’étoit pas nécessaire d’allerprendre les rayons avant le foyer, & qu’on pouvoit très-bienles saisir après leur passage & leur réunion dans ce point. Laconvergence n’est que la tendance de deux ou de plusieurslignes vers un point; les rayons s'y croisent, passent sans s’yarrêter, se séparent en suivant chacun leur ligne droite, & laconvergence devient divergence. C’est cette remarque qui doitavoir fondé la théorie du nouveau télescope de Kepler. IIsentit que les rayons qui se réunissent au foyer, y portent, ypeignent une image de l’objet : cette image , c’est commel’objet même ; c’est comme si malgré la distance , par unepuissance magique , on avoir amené dans l’intéricur de lalunette Sc au foyer de l’objectif l’astre que l’on observe. Qu’ar-riveroit-il alors ? Ce qui arrive aux objets que l’on voir detrop près. Les rayons toujours d’autant plus divergens qu’il sfont plus près de leur départ, les rayons partis de cette image ,comme d’un nouvel objet, ont trop de divergence; cette diver-gence a besoin d’être corrigée par un second verre convexe ; ilfaut donc employer la loupe pôur rendre l’objet distinct.
Tel est l’avantage du télescope pour remédier à l’affoiblis-sement de la lumière ; mais il n’eût jamais rendu de grandsservices â i’homme , si le moyen de disposer la lumière pourla vision n’étoit pas attaché par la nature des choses à lapuissance d’aggrandir les objets. Tout ce que nous avons ditde la convergence Sc de la divergence des rayons lancés d’unseul point du corps lumineux , peut se dire également desrayons envoyés des deux points opposés, qui embrassent la gran-deur ou l’étcnduc d’un objet. Deux rayons partent des deuxextrémités du diamètre de la lune, ils s’inclinent, ils conver-gent l’un vers l’autre pour aboutir dans un point de mon