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Tome second.
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•ii4 HISTOIRE

révolutions des planètes démontroit la différence de leur den-sité. II établit que le soleil est: de tous les corps le plus dense;ceux qui le sont le plus après lui, font rangés le plus près delui ; Sc comme il vouloir toujours rendre les grandes véritésfamilières, il cherche dans la nature terrestre, que nous pou-vons peser avec la main, des exemples de ces différences Scdc ces rapports des densités. 11 compare Saturne au diamant ,Jupiter à l’aiman , Mars au fer, la terre à l’argent, Vénus auplomb , Mercure au vif-argent, Sc le Soleil , qui est le pluslourd , Lc , selon lui, le plus dense des astres , à l’or, le pluspesant comme le plus précieux des métaux [a). Cet ordre desdensités (b) des planètes est presque le véritable. Les planètes lesplus éloignées font celles qui renferment le moins de matière,relativement à leur volume : le soleil , que Kepler croyoit leplus dense , est le seul qui s’écarte de la réglé qu’il osa luiprescrire. Cette réglé étoit fondée sur l’hypothèse si naturelle ,que les corps les plus lourds dévoient être rangés le plus prèsdu centre. Mais souvent ce qui semble naturel nous trompe.Le tems n’étoit pas venu de pénétrer ces mystères ; il étoitréservé à Nevton de peser les corps célestes , Sc d’estimer leurpesanteur relative.

Pour mieux embrasser tout, Kepler vouloir tout classer ; ilpartageoit l’univers en trois régions principales : la premiere estcelle qu’occupc le corps du soleil , sphère dont le rayon estégal, selon lui , à quinze fois celui de la terre : la secondes’étend depuis le Soleil jufqu’à Saturne, embrassant tous lescorps mobiles par un rayon de 30000 demi-diametres : ensin

(a) Epitom. AstroDom. Cop. pag. 487 &suiv.

(í) La densité est la quantité dc matièrerelativement à un volume donné. De deuxcorps qui ont le même volume , si l'un pese

le double de l’autre , il renferme une foisplus de matière, il est une fois plus dense :si avec la même pelanteur, il a une foisplus dc volume , il est une fois moinsdense.