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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 137

globe , 6c y décrire un petit cercle parallèle à l’équateur. IIfaut donc connoître encore la distance du lieu d’où l’on estparti, la différence de longitude , 6c déterminer le méridienqui coupe le parallèle dans le lieu occupé par le vaisteau {a},On ne pouvoit y parvenir alors que par les phénomènes , parles signaux célestes. Ces signaux fe réduisoient aux éclipsesde soleil 6c de lune ; ces éclipses font trop rares, un besoin dnmoment ne peut pas les attendre. Galilée vit que les phéno-mènes des satellites de Jupiter , prévus 6c calculés pour unlieu connu , 6c à des heures convenues, pourroient donner lalongitude par la comparaison de l’heurc où ils seroient observésfur la mer. Nous ignorons quels étoient les phénomènes dontGalilée proposoit de se servir ; mais il falloit toujours uneconnoiffance entiere 6c précise du mouvement de ces astres.Ici le génie ne pouvoit être secondé que par un long travail ,par une observation constante ; Galilée offrit de s’y dévouer.Les Hollandois , à qui rien n’échappe de ce qui est utile aucommerce, accepterent ses offres, ils lui députèrent Hortensius6c Blacu, ils lui destinèrent une chaîne d’or , parce que lesservices rendus à l’humanité , 6c sur-tout le génie ne se payentdignement que par l’honneur. Cette méthode n’a cependantpoint encore accordé à la navigation les secours quelle deman-doit. D’ailleurs elle devoit recevoir fa perfection 6C fa véritableutilité des mains de Dominique Caísini ; mais Galilée la luiavoit indiquée, 6c il en est le premier auteur. Peu de temsaprès l’arrivée des députés , Galilée perdit subitement la vue ;le ciel se ferma pour lui, comme si la nature avoit dit, tu asassez vu. II communiqua ses observations 6c ses idées k sondisciple Reinieri ; il put voir encore par son organe, mais

(fl) Supra ! Tom. I, pag. nz.

Tome II.

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