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Tome second.
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M o HISTOIRE

tellations ; il leur a laisse les noms tirés des fables greques, ouplutôt des fables anciennes conservées & célébrées par lesGrecs. Ces noms font consacrés par le tems ; l’imagination esttellement accoutumée à les joindre aux choses qu’ils représen-tent , qu’il ne nous feroit plus possible de les séparer.

Jules Schiller, de la même ville que Bayer, eut l’idée pieusede rendre le ciel chrétien , en y transportant des figures & desnoms tirés de récriture sainte; il place les douze apôtres dansles douze signes du zodiaque, l’ancien testament dans l’hémif-phere méridional, & le nouveau dans l’hémifphere septen-trional (a). Mais ce projet, qui n’avoit aucune utilité réelle ,ne changea rien aux dénominations reçues : il fut cependantencore renouvelé plus de trente ans après en i 6 6 z par PhilippeCœsius, Hollandois, qui vouloir que le Bélier du zodiaquefût celui qu’Abraham immola pour son fils Isaac, le Taureau,celui qui fut sacrifié par Adam, les Gémeaux, les deux enfansde Rcbecca, Jacob êc Efaii ( b ) Sc c. Ce second projet eut lemême fort que le premier.

§. I X.

En Angleterre , Robert Fludd, préoccupé comme Keplerde la perfection des rapports de la musique, mais avec moinsde génie que lui, s’efíorçoit d’y trouver les distances mutuellesdes planètes ; il ajoutoit à ces rêveries le tort de ranger lesComètes au nombre des météores, ôc de s’oppofer au mouve-ment de la terre, que son compatriote Gilbert, cité par Kepler,avoir déjà défendu. Ces ouvrages de Robert Fludd parurent versi 6 i y; mais à cette date , c’est-à-dire en 1619, les progrèsde la lumière dans la grande Bretagne font marqués par la

(«) Weidlci,p. 4;8.

(í) Ibïd. p.