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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 175personnellement attaqué. II écrivit auíîì contre Gassendi, Scne lui pardonna point d’avoir raison, Gassendi n’en fit pasgrand cas ; Sc en esset un homme livré à l’astrologie , quiavoit annoncé l’antéchrist comme actuellement né, étoit biendigne des dédains du philosophe.

Morin ne pourroit appartenir réellement à l’hiítoire del’astronomie que par ses prétentions à la découverte des longi-tudes. Les Hollandois avoient promis, dit-on 100000, Sc leRoi d’Espagne 300000 liv. ; il en falloir moins pour tenterun astrologue. II proposa d’observer la hauteur méridienne dela lune , Sc en même tems la hauteur d’une étoile (a) ; il enconcluoit la longitude Sc la latitude de la lune au moment del’observation : Sc comme on peut toujours trouver par les tablesle moment ou la lune doit avoir cette longitude Sc cette lati-tude fous un méridien connu, la dissércnce de ces deux ins-tans donnoit la différence des méridiens Sc des longitudes (b).Morin demanda la récompense promise; le cardinal de Richelieului nomma des commissaires , qui furent Pascal, Mydorgc ,Bcaugrand , Boulanger St Hérigone. II démontra sa méthode;selon lui , les commissaires furent satisfaits ; Sc en esset faméthode est bonne dans la théorie. Mais les commissaires ras-semblés de nouveau dix jours après , déclarèrent que Morinn’avoit point de droit au prix, parcc que l’idée de la méthodene lui appartenoit pas : elle avoit déjà été proposée par GemmaFriíìus Sc par Keplcr ; Sc parce que l’imperfection des tablesde la lune expofoit à des erreurs plus grandes que celles del’estime des pilotes, la méthode devenoit impraticable.

( a ) II fupposoit cjuc la latitude du lieu au méridien en même tems que la lune.étoit connue : fi elle ne l’étoit pas, il prés- (b) Morin, longicudinumscientia,

crivoit de se servir d'une étoile qui passâc Riccioli ,Tom. II, p. 611.