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la lune , dc ses phases, 5c d’en donner les cartes (a). Cettefigure étoit importante pour marquer les progrès dc sombredans les éclipses de lune. On pouvoir déterminer à quel instantl’ombre touchoit 6c commcnçoit à couvrir telle tache ; onmultiplioit les observations : c’étoit une grande ressource pourles longitudes. Les anciens n’avoient que trois ou quatre ins-tans à marquer dans une éclipse ; par cette méthode, on ena presque a volonté : d’aillcurs lorsque les étoiles se cachentderrière la lune , cette connoissance de son globe donne lafacilité de désigner les régions , les taches près desquellcs l’étoilea disparu 6c s’est montrée >b).
Ce travail étoit difficile , long 5c pénible. On ne peut voirles taches dc la lune à la chambre obscure, comme celles dusoleil : il faut les considérer directement dans le télescope ; ilfaut les quitter, les perdre de vue pour les destiner dc mémoire ;Il faut donc recommencer souvent pour s’assurcr de l’exacti-tude. On ne voir pas la lune enticre dans un télescope quigrossit beaucoup (c) ; il faut assembler, faire accorder les dessinsparticuliers , pour en faire un plan général. II est donc néces-saire de veiller bien des nuits 6c de consumer des années ; c’estainsi que s’exécutent les travaux utiles. Hévélius a pousse l’exac-titude jusqu’à vouloir graver lui-même au burin la figure dc lalune, a fin qu’clle ne fût pas altérée par le graveur {d).
§- X.
Il falloir donner des noms à ces taches ; il voulut d’abordleur donner le nom des hommes célébrés de Pastronomie , mais
i (n> ,S euncgtû : hia , ioj.- (H) lbia. p. ìOo cC i + i.
(c) lbid. p. llo.(dj iota. p. 118 .