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£>E L’ASTRONOMIE MODERNE.
distinctement ; c’est ce que l’on fait en posant fur l’objectif uncercle d’une moindre ouverture.
§. XII.
HevÉlius, ayant cru trouver un moyen de donner undiamètre aux étoiles , proposa de le mesurer en le comparantaux taches de la lune (a). Elle en offre en effet de toutes gran-deurs ; mais quand même les étoiles auroient un diamètresensible , cette comparaison , qui n’est qu’une estime , Sc quife fait de mémoire , n’auroit pas réussi ; elle diffère peu de laméthode de Hortensius Sc ne la vaut pas (b). On revient tou-jours aux idées qui font familières, on les croit propres à tour,parce qu’on les a toujours fous la main. Hévélius voyoit toutel’astronomie dans la lune ; il a en effet épuisé cette matière Sctraité dans le plus grand détail, de tout ce qui concerne cetteplanète. II remarque que fes éclipses paroiífent commencerplus tôt Sc finir plus tard à l’ceil nu que dans les lunettes.Cependant, par un phénomène contraire, leur grandeur sembleplus petite à la vue simple. Lc premier de ces phénomènes estl’efl-et de la pénombre, qui n’est qu’une diminution de clarté,Sc qui est moins sensible lorsque nous augmentons la puissancede notre organe par un instrument. Le second naît de la dila-tation de la lumière fur les parties obscures ; elle diminuel’apparence de la partie éclipsée, Sc la fait paroître plus petiteà l’œil nu; comme la quantité de lumière reçue dans I’œildépend de l’ouverture de la prunelle , il s’enfuit que jadis lesdivers astronomes estimoient différemment les tems Lc la gran-deur des éclipses. Les télescopes qui , à même ouverture ,donnent la même quantité de lumière , ont établi plus d’uni-
(<j) ^sténographia, p. 44^.
(è) Supra, p. 163.