DE L’ASTR O N O M IE MODERNE. mj
mêmes. Les étoiles en ont, 8c ces couleurs ne naissent pasdans notre atmosphère , puisqu’clles ne font pas les mêmespour toutes les étoiles. Leur scintillation 8c leur couleur sontdonc la preuve d’une lumière propre 8c native (a).
La lune n’est point un miroir, comme les anciens Pavoicntcru. Un miroir renvoie un image dans un point unique ; & sila lune en étoit un , elle promencroit fur la terre pendant lanuit Pi mage du soleil ; elle ne seroit visible que par cetteimage , elle ne le seroit qu’un peu de teins , 8c le soleil n’yparoîeroit que comme une petite étoile; mais la lune est hérisséed’aspérités , elle est: raboteuse pour nous renvoyer une lumièreplus étendue (6). C etoit Papplication des mathématiques à lathéorie des miroirs , qui permettoit ces conclusions 8c cespreuves. Hévélius compare les taches claires de la lune auxmontagnes , aux plaines, 8c les taches obscures aux mers 8caux lacs de la terre (c).
§. x i y.
Cet observateur, si exael 8c si attentif, ne consuma pointtant de nuits -à considérer la lune 8c ses taches , fans observerle balancement de son globe. Hévélius , par une observationalììdue du phénomène de la libration, complet ta Pexplicationcommencée par Galilée. Celui-ci avoit connu deux causes,lune qui naît de la parallaxe, l’autre du changement de lati-tude (as). Hévélius en découvrit une troisième , c’eíb le mouve-ment en longitude.
C’cst un phénomène reconnu , que la lune nous présentetoujours la même face. Les anciens astronomes jusqu’à Copernic
(a) Seìenographïa , p. j S,{k) l 'bid. p. i jo.
CO líid. p. 134 & zn.(Ó Supra, p. i}).