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singuliers Sc mal connus, qu’il put rcconnoîrre dans ccs obser-vations Tordre Sc la fuite, qui appartiennent à des corpsdurables. II revint donc à Topinion des Chaldéens , conservéepar Apollonius Mindien, Sc qui avoit été méconnue pendantvingt-quatre siécles, écoulés depuis ces anciens astronomes.
§. III.
Qu’on nous permette quelques réflexions fur ce retour auxidées antiques. Les comètes paraissent tout-à-coup ; Sc dansles tems où , faute de télescopes , on ne pouvoit suivre ladiminution lente de leur lumière , on a dû les perdre Sc lesvoir disparaître presque instantanément j on a dû croire queleur destruction Sc leur naissance étoient fortuites, c’est lapensée la plus naturelle. L’efprit humain procedc par des com-paraisons ; c’est ainsi qu’il apprécie Sc qifil juge la nature ; Scles apperçus simples , qui font les premiers, font ceux auxquclsil tient le plus. L’air est rempli de météores Sc de phénomènesqui brillent dans la sérénité des nuits ; de tout tems le ciel acu des signes pour les hommes craintifs Sc pour les nationssuperstitieuses. Les feux exhalés de la terre, la matière électri-que pompée ou rejetée par les corps, font naître dans Tatmof-phère des lumières plus ou moins vives, des nuées blanches,ou colorées de pourpre Sc formées cn arcs , en jets, ou enrayons. Ce spectacle changeant de feu Sc de lumière paraîtallumé, ou éteint par le hasard. On ne peut disconvenir que lescomètes n’aient au premier aspect des ressemblances avec cesmétéores ; elles brillent comme les étoiles , qui font les feuxdu firmament, Sc comme ces feux de Tatmofphère, nommésétoiles tombantes. La queue des comètes , leur chevelure , ontune blancheur souvent assez vive, qui ressemble à la lumièredes météores ; la matière légere de ces météores est auífi rare