312 HISTOIRE
n’ont pas même daigné parler des comètes. Cette idée n’étoitdonc qu’une réminiscence chez les anciens, une opinion con-servée par la tradition chaldéenne ; & si , comme nous lecroyons , l’espece humaine , toujours semblable à elle-mêmc ,est: destinée à suivre toujours à-peu-près les mêmes voies , àrencontrer toujours les mêmes difficultés , si ces difficultés ,pour être vaincues, demandent à l’efprit humain les mêmestravaux , 2c à la nature le même tems, il faut croire que lesChaldéens, n’ayant point observé les comètes, n’ont pu avoirsur l’existence de ces astres que les opinions les plus simples ôcles plus naturelles. II faut concevoir un peuple qui les a pré-cédés , qui a cultivé les sciences comme notre race moderneles a cultivées presque sans interruption depuis l’école d’Ale-x and rie ; un peuple qui a vécu assez de siécles pour voir sesuccéder des hommes tels qu’Hypparque , Tycho, Kepler 2cCaffini, avec les intervalles nécessaires au repos de la nature,qui ne produit pas toujours , 2c qui est fur - touc avare desgénies.
§. I V.
Ttcho avoit fait mouvoir les comètes dans des cercles quienveloppoient le soleil ; elles étoient dans son système, commeVénus Lc Mercure, les satellites de cet astre. Kepler leur avoitassigné une route en ligne droite. L’opinion ôc la méthode deDominique Caffini se composèrent des idées de ces deux astro-nomes. Caffini, faisant des comètes des astres durables , dutles faire marcher dans des courbes fermées, qui permissentdes révolutions Lc des retours. II regarda leur orbite commeun cercle insiniment grand ; la terre placée dans l’intérieur,ne peut apperçevoir la cómete que dans une partie tres petite,très-peu courbe, Lc fort approchante de la ligne droite ; aulli
Dominique