DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 331
soleil ôc de la terre. Cet instant du milieu des éclipses dessatellites est celui qu’on choisit pour commencer & pour finirleurs révolutions. Les satellites , différemment éloignés deJupiter , doivent souffrir des éclipses plus ou moins longues àraison de leur distance. Comme sombre est conique, les pluséloignés traversent une partie moins large, & leurs éclipses ,â cet égard, devroient être plus courtes que celles des satellitesplus proches. Mais ceux-ci se meuvent plus vite, ils parcourentde plus grands espaces en moins de tems, & les éclipses fonttoujours d’autant plus courtes que les satellites font plus prèsde Jupiter (a).
C’étoit une question intéressante de savoir si le plan danslequel se meut chacun des satellites , est le même que celui del’orbite de Jupiter, ou fi la route du satellite est inclinée àcette orbite , comme la route de la lune à l’égard de notreécliptique. La solution de cette question étoit délicate & diffi-cile à tirer des observations grossières qu’on faisoic avantDominique Cassini ; elle avoit échappé à ceux qui observoientmal. Plusieurs astronomes crurent que l’orbite des satellitesétoit dans le même plan que celle de Jupiter ; cependantGalilée èc Borelli soupçonnèrent qu’elle étoit inclinée. Cassinile démontra, & le quatrième satellite, le plus éloigné , cndonna une preuve fans réplique, cn cessant de s’éclipser.
tz. XVIII.
Les observations exactes de Dominique Cassini le mirentcn état de résoudre pleinement cette question ; il remarqua
(a) Dans les nœuds, les éclipses du qua-trième satellite sont de 4 h 1 6 ', celles dutroisième , de j h 34', celles du second ,
de i h j 2/ ; enfin celles du premier , quiest le plus proche de Jupiter , font de
a h 16'.
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