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Tome second.
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34+ HISTOIRE

& que du premier on pointe à un troisième avec un instru-ment circulaire , en mesurant l’angle formé par les rayonsvisuels , dirigés au second & au troisième ; si ensuite , en sctransportant au second objet, on mesure de même sangle desdirections au premier Lc au troisième , le triangle formé parces trois objets fera entièrement connu; les deux autres côtés,les distances du troisième objet au second ôc au premier serontaulsi bien connues que la premiere distance, qui a été mesuréesuccessivement avec la toise. Ces distances connues par le calcul,peuvent en faire connoître d’autres à de nouveaux objets , enformant de nouveaux triangles ; &c en procédant ainsi parune fuite de triangles enchaînés, on pourroit suivre & mesurerla circonférence entierc de la terre : mais fa surface est seméed’obstacles qui arrêteroient une entreprise trop hardie, &c letems manqueroit aux observateurs. D’ailleurs cette entrepriseieroit aussi inutile que téméraire : on connoît le rapport desparties du cercle à la totalité de son contour, il sussit de me-surer quelques degrés , ou un seul degré de la terre , pouravoir l’étendue de la circonférence entiere.

§. V I.

Picard fut chargé de cet important travail, il commençapar mesurer la distance de Villejuis à Juvisy (u); c’étoit la basesur laquelle tous ses calculs dévoient être appuyés : cette basesut trouvée de 5663 toises. Ensuite Picard placé à Juvisy ,dirigea les deux lunettes d’un quart de cercle, l’une au moulinde Villejuis , l’autre au clocher de Brie, Sc il mesura sanglecompris entre ces deux directions : transporté à Villejuis, il

a) Voye^ la figure 17.

mesura