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Tome second.
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HISTOIRE

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§. VII.

Il nc s’agit plus que de lier tous ces triangles a la méri-dienne , 6c de la décrire fur la terre ; car Tare céleste qu’ondoit mesurer s’étend dans le sens de cette ligne, 6c leur cor-respondance précise est un des fondemens de l’exactitudc.Placé à l’obíervatoire de Paris {a) , on observe , au momentdu coucher du soleil , sangle entre le centre de cet astre 6cun objet vu de l’horizon , comme la tour de Mondheri : orles mouvemens du soleil sont assez bien connus, pour qu’onsache tous les jours à quelle distance du méridien il se leve ouse couche ; on sait à quelle distance de la tour de Mondheriil s’est couché , on peut donc conclure la distance dc la tourde Mondheri à la méridienne, qui passe par l’observatoire dcParis. On répete cette observation plusieurs fois dans la chaînedes triangles , pour s’assurer de la direction de la méridienne ,6c c’est fur cette ligne que l’on compte la distance itinérairequi doit servir à déterminer le degré. Picard , ayant atteintavec une précision toute nouvelle la mesure d’un espace terrestre,n’eut plus qu’à mesurer l’espacc céleste compris entre les zénithsde Mal voisine 6c de Sourdon; il observa successivement dans cesdeux postes les distances méridiennes d’unc même étoile au zénith,leur dissérence, qui se trouva d’un degré 1 1 minutes 5 7 secondes,étoit celle des zéniths (^); un espace, un angle d’un degré 1 1 mi-nutes 5 7 secondes dans le ciel répondoit donc à une distancede 68439 toises ôc demie fur la terre : Picard en conclut quele degré valoit 57064 toises 6c demie. Mais ayant lié Amiensà la fuite de ses triangles , 6c ayant trouvé que la distance

(a) Vcyei la figure 18. l’étoile E étoient SE, PE, & leur différence

(é)La distance itinéraire mesurée fur la terre SP étoit Parc ccicste compris entre les ze-

étoit P S (fig. i$), les distances au zénith de niths S & P de Sourdon Sc de Malvoifine*