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Tome second.
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z 64 HISTOIRE

l’estime des travaux Sc des idées de Kepler. Mais cette suppo-sition avoit un grand inconvénient, ori étoit obligé de rejeterfur les réfractions ce qu’on avoir mis de trop fur la parallaxe;on faifoit varier ces réfractions dans le cours de l’année. Cetinconvénient ne fubsistoit plus lorfqu’on employoit une paral-laxe au-dessous de r z secondes, Lc c’étoit une forte raisonde l'adopter. Mais cette petite parallaxe plaçoit le soleil à unedistance énorme de nous ; la distance établie par Kepler , envertu de la parallaxe d’une minute , distance qui étoit la plusgrande qu’on eût encore supposée (a ), devenoit cinq fois troppetite. Les hommes ne se font familiarisés que peu-à-peu avecles grandes distances des astres , avec les vastes espaces quicomposent l’univers; on étoit timide, on craignoit d’aller troploin dans des évaluations incertaines. Dominique Caílìni revintà la parallaxe de i z secondes ; ce fut celle qu’il employa dansses tables du soleil : mais il doutoit, le doute devoit le fati-guer. II proposa d’observcr la parallaxe de Mars, les parallaxesdes astres font proportionnelles à leurs distances (6). Toutes cesdistances, dans le système de Copernic (c), sonr connues lesunes par les autres, elles font intimement liées par un rapportdonné , en conséquence de la loi de Kepler (d). Si la parallaxede Mars est bien observée Sc bien établie, on obtiendra doncsa distance à la terre, puis fa distance au soleil, puis enfin ,au moyen des rapports donnés , la distance du soleil à laterre , Sc sa parallaxe qui en dépend. Mars ossroit des faci-lités pour cette recherche ; c’est un des corps célestes qui Rap-prochent le plus de la terre : lorsqu’il est en opposition avecle Soleil, il peut être une fois Sc demie plus près de nous que

<<j) Supra , Tom. I, p. 11 j.(é) Supra , Tom. I, p. 97.

(c) Supra , Tom. I, p. ; 57.

(d) Supra , p. u 8 & 119.