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nutes ; ôc comme le soleil , par fa déclinaison au tems dusolstice, n’est élevé au-deflus de ce cercle que de 2 3 degrés3 o minutes environ , il falloir que la réfraction fît le reste ,6c élevât Tastre au moins de 45 minutes, pour que son imagene descendît pas fous l’horizon. Cette réfraction horizontaleest beaucoup plus grande que celle qu’on observe à Paris , ÔCqui ne passe pas 3 3 minutes. Le Roi de Suede, frappé de ce phé-nomène, y envoya Tannée suivante des mathématiciens, Spole6c Bilberg, pour faire des observations plus exactes 6c plussûres. Leurs observations furent communiquées à TAcadémie dessciences de Paris; Dominique Caílini 6c la Hire en conclurentque les réfractions horizontales de ces climats étoient presquedoubles des nôtres. Celle de Torneo étoit de 5 5 minutes8 secondes ; ailleurs , 6c plus au nord , on trouva même uneréfraction, qui paroissoit d’un degré huit minutes: mais la posi-tion du lieu n’étant pas bien connue , on ne put rien statuerpour un horizon qu’on ne connoissoit pas (a). Cette croissanceinattendue de la réfraction* dans des climats qui ne font pasles plus différens du nôtre, où le soleil est Tété peu de joursfans fe coucher, 6c Thiver peu de jours fans paroître, inspireune grande curiosité pour observer la réfraction fous le pôlemême. Une absence du soleil pendant six mois , un froid fansdoute excessif pendant cet hiver , doivent augmenter dans unegrande proportion la densité de Tair 6c fa puissance réfractive.Quoique la théorie de la fphere y place une nuit de six mois ,peut-être qu’une réfraction très-grande retarde le départ 6cprécipite le retour du soleil, pour diminuer cette longue 6ctriste nuit. Mais ce pôle est inaccessible par les glaces , ainsi
Mém. dc l’Acad. Scier». 1700, p. )A. Hist.
p. M),
(a) Resraclio solis inoccìdui it Jept. orlsjujsu Caroli XI, Régls Suevorum , i j.