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Tome second.
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407
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 407carrière , Sc montrer les pas de I'csprit humain. DominiqueCaíïìni s’arrêta bientôt , cette histoire de la science n’auroicété que la sienne; Sc il est très-remarquable que décrivant lestravaux de l’académie auxquels il avoit tant de part, parlantdes découvertes que lui-même Sc lui-seul avoit faites , il nes’est jamais nommé , il dit toujours on a vu > on a imaginé ; Scavec une occasion naturelle Sc répétée de parler de lui , cettemodestie qui lui fait tant d’honneur, est une belle leçon !

§. X I X.

Des six planètes qui tournent autour du soleil, il en eltdonc trois qui font accompagnées de satellites ; l’analogieportoit à croire que les autres n'en étoient pas privées, maisl’observation démentit l’analogie. D. Caísini, en 1670, aprèsavoir long-tems cherché Sc promené ses regards autour de VénusSc de Mars, s’assura que ces planètes n’avoient pas de satellites,du moins dont la grandeur & la surface fussent propres à nousrenvoyer constamment une lumière sensible (a). Mercure est tou-jours trop près du Soleil , trop enveloppé de ses rayons, pourpermettre cet examen; mais quant á Vénus, il est encore douteuxsi elle a un satellite. Le 2 5 Janvier 1 D. Caísini, observantVénus, vit depuis 6 heures 52 minutes du matin jusqu'à 7heures 2 minutes une lumière, qui avoit la même phase que laplanète ; c’étoit alors un croissant. II est certain que si Vénusavoit un satellite , nous les verrions l'un Sc l’autre avec lamême phase ; ces deux astres seroient trop près pour que dela distance où nous en sommes , ils ne parussent pas semblable-ment placés à l'égard du soleil, Sc semblablement éclairés parfa lumière. Dominique Caísini revit cette apparence le 2 8 Aoíìt

Mémoires de l'Acad. des Sciences, Tom, X , p. 407.