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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 48 9

leur appartient à tous. Mais lattraction réciproque de toutesles parties de la matière fc manifeste encore dans un grandnombre de phénomènes. Les fluides répandus par gouttes furun plan horizontal fc forment en petits globules hémisphéri-ques ; ce phénomène n’a lieu que parce que leurs moléculesexercent une attraction réciproque , Sc ne peuvent parvenir àl’équilibrc & au repos que fous une forme où tous les effortssoient balancés. Les liqueurs , dans les petits tuyaux que l’onnomme capillaires, s’élevent au-deflùs de leur niveau, Sc laraison ne peut trouver d’autre cause de cet effet, sinon queles parois du tube attirent la liqueur, Sc lui prêtent une forceparticulière pour s’élcver Sc pour fe soutenir. En observantattentivement l’cau contenue dans un verre , on voit que lasurface est un peu concave , l’eau est moins haute au milieuque près des bords, parce que ces bords battirent Sc l’élevcnt;leur attraction surpasse celle des molécules de l'eau: si dansle même verre on substitue du mercure , qui est infinimentplus pesant que l’eau , Sc plus capable d’attirer que le verre ,les phénomènes font opposés; la surface prend une figure con-vexe , le mercure est moins élevé près des bords , parce quetoutes les molécules refluent du coté où l’attraction est pluspuissante , Sc le milieu s’éleve. Les affinités chimiques ne fontque des attractions ; les dissolutions , les précipitations , lescoagulations présentent partout des phénomènes analogues.Une substance n’est dissoute dans une liqueur où elle restesuspendue en parties invisibles , que parce que les moléculesfluides attirent ces parties, les fixent près d’elles, Sc l’empor-tent fur faction de la pesanteur qui tend à les précipiter. Maisst l’on introduit dans cette dissolution une nouvelle substancequi ait plus d’analogie avec les molécules du fluide, c'est-à-dire , st ces molécules Sc celles de la substance ont une attrac-Tome II. Q q q