DE L’ASTRON O MIE MODERNE. 505pour conséquence tous les faits connus de la nature , nousdirons, le génie de Newton nous a révélé le véritable ressortdu mouvement. Dès que Newton a vu que les planètes , parleur attraction , pouvoient se déranger mutuellement dans leurcours , Sc s’écarter de la route simple & elliptique que Repletleur avoir tracée, il a d u jeter ses premiers regards fur la lune,fur cette planète bizarre dont les anciens astronomes de l’Asieavoient reconnu la marche inégale. Hypparque, Ptolémée ,Tycho, Kepler lui avoient découvert chacun une inégalitédifférente. Au tems de Newton , elle en avoir quatre bienconstatées , tandis que les autres planètes plus constantes n'enont qu’une. La ligne des apsides de la lune a un mouvement assezrapide ; cette ligne répond à différons points du ciel, Sc faitune révolution cntierc cn huit ans Sc trois cent neuf jours; c’estce que les anciens Chaldéens nommoient la révolution de l'iiné-galité. Les nœuds de cette planète, les points où son orbite inclinéecoupe l'éciiptique , rétrogradent constamment fur ce cercle , Scle parcourent en dix-huit ans Sc deux ccnt vingt-quatre jours.
Aucune planète n’est assujettie à des changemens si variésSc si multipliés ; Newton , dans toutes les autres , n’avoit àchercher que l'accomplissemcnt des loix de Kepler , Sc sonprincipe avoir été d’accord avec la nature pour les donner.Ces loix paroissoient continuellement violées dans l’orbitc dela lune; elles l'étoient par des actes infiniment sensibles : cene pouvoir être que l’ouvrage d’une action très - puissante;Newton y reconnut la force solaire. Kepler avoir déjà soup-çonné que faction du soleil s’ajoutoit à celle de la terre pourfaire mouvoir la lune Sc pour la déranger (a) : mais la naturesoupçonnée n’est pas convaincue , nous ne devons la juger
í a ) Supra, p. 1 1 J.
Tome II.
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