DE L’ASTR ON O MIE MODERNE. 539curviligne , apperçut que la force qui avoir ici le plus d'in-fluence , éroic la force uniforme , propagée dans une lignedroite; la force centrale éroic foible , puisque la courbure quien résulte éroic très-peu sensible. Mais Hévélius avoir reconnuune déflexion , une courbure plus marquée dans quelques pointsdes routes des comètes ; & cette déflexion arrivoit toujoursprès du soleil : la route devenoit donc plus courbe dans lescirconstances, où la proximité augmentoit faction du soleil:le soleil fembîoit donc posséder auísi la force centrale qui régieles comètes. L’attraction en raison inverse du quarré des dis-tances, qui force tous les corps célestes de décrire des ellipses,ne fixe point la grandeur, ni les dimensions de ces ellipses : laloi est générale , elle embrasse toutes les ellipses possibles ; &Cla géométrie enseigne que les ellipses peuvent s’aplatir enaugmentant la distance des foyers (a). Une ellipse mêmedoit devenir une ligne droite, lorsque les foyers tombent auxdeux extrémités de Taxe. Nevton vit que pour décrire cesellipses, il ne falloir qu’une force uniforme plus glande , quifut capable de prendre un grand avantage fur la force centrale,& de porter la comete dans des régions éloignées du soleil {b).Hévélius avoir soupçonné que la courbe suivie par les comètesétoit une parabole, il avoir même apperçu que le sommet decette courbe étoit le point où la comete est le plus près dusoleil (c). Un Allemand nommé Doerfeld, saisit l’idée d’Hévélius& alla plus loin que lui, il prononça que les comètes se meu-
(<j) Voy. lafig. L’ellipse ADB , décrite
autour dy point C , a poor foyers !cs pointsF & F 5 mais si l’on prend pour foyers lespoints f Sc f, l'ellipfe décrite en consé-quence sera aplatie, & telle que AEB. SiIon planait les Foyers aux points A & B,l’ellipfe s'cvanouiroit & ne seroit plus queìi ligne AB,
(í) Hist. de I'Astron. moderne , sus ru ,P- 497, & note p. 498 ,
(c) Supra , pag. 2.47. Fe soleil étanten F (fig. 50), le point où la comete ,marchant dans la parabole MAN, peutêtre le plus piès du soleil, est en A , c estce point que nous nommons le sommet dçla tourbe,
Y yy ij
♦