DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 54 t
font dans cette partie où la courbure ressemble à celle de la para-bole , Sc n’en peut être distinguée par les plus fines de nosobservations , toujours un peu inexactes. II n’eut pas besoinde l’idée ingénieuse de Doerfcld pour placer le soleil au foyerde ces orbites : ces orbes elliptiques quoique très-allongés, nepouvoient naître que d’une force centrale ; Sc cette forcen’auroit pas varié inversement comme le quarté des distances,n’auroit pas été semblable à celle qui anime toutes les planètes,en conséquence d’une loi commune à tous les êtres , si ellen’avoit pas été exactement dirigée au foyer , où le íolcil doncelle émane, doit être nécessairement placé.
§. xxx y.
Il ne fallut à Newton , pour cette grande découverte ,pour régler le rang des comètes , que les loix imposées auxautres corps célestes , Sc une raison déjà exercée à la connois-fance de la nature, une raison sur-tout pesuadée que cettenature est simple dans ses moyens Sc universelle dans ses loix.Ces comètes furent de la famille du soleil : elles font liéesà notre système des planètes ; elles ont, comme les planètes ;des révolutions dans des courbes fermées, elles ont des retours,la distance nous les enlève, la proximité nous les rend. Maiscette distance Sc cette proximité doivent se succéder alterna-tivement ; si elles ont été lancées du périhélie avec une forceuniforme plus grande, si la force centrale , qui les maîtrisemoins , leur permet des écarts plus grands , ces écarts fontlimités ; elles font, comme les autres corps célestes, enchaî-nées par un lien dont elles ne peuvent s’affranchir, Sc qui lesforce de revenir après leur avoir permis de s’éloigner. C’estalors que Newton appliqua le calcul aux observations ; il fe