544 HISTOIRE
cette plus petite distance de la même maniéré que nous me-surons toutes les autres distances célestes, cn comparant leurgrandeur au rayon de notre orbe ; & si les routes de cescomètes font fixées, comme il appartient à des astres durables,si leurs orbites font invariables comme eux , la position ,l’étendue de cette parabole, fes relations avec le plan de notreécliptique font des caractères, qui étant dissérens dans toutesles comètes, les distingueront les unes des autres, Lc servirontà les faire reconnoître, lorfqu’après leur longue révolution ,elles fe remontreront une seconde fois à la terre.
La vraie orbite , la vraie trajectoire d’une comete ainsidéterminée , Newton put faire ce qu’aucun homme n’avoitencore fait, c’est d’examiner le mouvement de ces astres àl'égard du soleil, le seul qui soit véritable ; celui que nousvoyons de la terre n’est qu’apparent, 6c il est sujet à toutesles illusions qui nous ont si long-tems trompés fur les planètes.Alors le philosophe reconnut les effets de son principe général.Les comètes, comme les planètes décrivent autour du soleil desaires proportionnelles aux te m s ; voilà donc la premicre loi deKepler. La partie parabolique de la route de ces astres annonceque l’orbite enticre est une ellipse allongée , c’est la secondeloi ; ôc si l’on ne connoît pas la durée de leurs révolutions ,pour y retrouver la troisième loi dans la proportion de ces révo-lutions avec le diamètre des orbes décrits , on volt du moinsque la vîteffe dans les paraboles a toujours un rapport cons-tant avec celle dans un cercle , décrit à la même distancedu soleil : quelles que soient les comètes, leurs vitesses dansleurs paraboles différentes font toujours comme la racinequarrée des cubes de leur plus courte distance au soleil. Ellesmontrent donc , autant qu’elles le peuvent, leur obéissance à}a troisième loi ; & Nevton eut toutes les preuves nécessaires
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