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Tome second.
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568 HISTOIRE

avoir senti la nécessité d’étudier sa marche, c’efl Nevton quil’a approfondie. Mais ce premier instrument de l’organe de lavue se combine dans des instrumens plus compliqués, tels queceux de l’opdque , tels que les lunettes composées de verresqui livrent passage aux rayons , pour les plier , les multiplier,les réunir, Lc aggrandir les objets en les éclairant davantage.Souvenons-nous que l’aurore se peint dans le ciel, que lescouleurs naissent dans le prisme, parce que la lumière s’y plie& s’y réfracte. L’objectif de nos lunettes, un verre lenticulairen’est qu’un assemblage de petits prismes , rangés à côté lesuns des autres, &C diminuant de grandeur depuis le centre duverre jufqu’à ses extrémités. Chacun de ces petits prismesproduit ses couleurs ; elles se rangent en couronne autour desimages: & c’est la source de ces iris, qui depuis l’invention deslunettes ont apporté tant d’obstacles à leur perfection. Lamême puissance, qui plie les rayons pour augmenter la gran-deur des objets, sépare les filets de ces rayons, & en altérantla blancheur de la lumière, elle y introduit la confusion. Cesfilets se séparent , parce qu’ils font différemment réfractésdans le verre, le faisceau s’éparpille Lc laisse voir ses couleurs.Le défaut paroissoit donc attaché à la réfraction ; Norton ,avec tout son génie, n’y vit point de remede. On ne sembloitpouvoir éviter ce défaut qu’cn évitant la réfraction ; ôc ccgénie , qui avoit toujours des ressources , trouva le moyende s’en passer , en produisant cependant les mêmes effets ,multiplication des rayons de lumière & agrandissement desobjets. II employa la réflexion des surfaces polies. La lumière,comme les corps élastiques, en tombant fur ces surfaces, seréfléchit sous un angle égal à celui de fa chute ; les rayons &leurs filets se réfléchissent dans le même ordre, les faisceauxne se décomposent point, ils conservent la blancheur qui naît

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