DE L’ASTRONOM'IE MODERNE. 585
mouvement moyen entre le plus vite ôc le plus lent ; il dénoncel’irrégularité aux astronomes , pour qu’ils soient attentifs kobserver Saturne dans les circonstances favorables, ÔC il laisseà l’avenir le droit de juger la question.
§. I V.
D L tous les phénomènes de Saturne , les plus singuliersfont ceux que présente son anneau : ils avoient été inexplica-bles jufqu’à Huygens , qui déchiffra cette énigme ; son hypo-thèse fut universellement admise. Maraldi en 1 7 14 développadans le plus grand détail cette explication. Il devoit y avoircette année une disparition de Tanneau ; on fe prépara à l’ob-ferver. Les deux anses diminuèrent également de largeur ,jufqu’au premier Octobre que l’anfe occidentale parut plusétroite ; d’où Jacques Cafsini conclut que les deux ansesn’étoient pas dans le même plan. En effet si l’œil est inégale-ment élevé au-deífus d’elles , une plus grande élévation doitfaire appercevoir dans la plus baffe une partie plus large del’anneau. Successivement les anses fe raccourcirent, le 9 ellesétoient réduites à moitié. Comme l’anneau est double , onjugea que la partie antérieure , moins éclairée ( a ), avoit dis-paru la première. Le 1 1, l’anfe orientale, celle qui le premierOctobre avoit paru la plus large , n’étoit plus visible ; ilsemble qu’ellc auroit dû difparoître la derniere, à moins qu’ellen’eût changé de côté par un mouvement de rotation de l’an-neau. Le 14 Saturne parut entièrement rond.
De cette observation , comparée aux observations précé-dentes , Maraldi conclut que les nœuds de l’anneau étoientdans le 1 9 0 45 r de la Vierge 6c des Poissons, 6c que Saturne
.(tf) Supra , p. 40Z.
Tome II.
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